Actualité sportive en auvergne



Photo © Jérémie FULLERINGER

Giorgi Tsutskiridze (Stade Aurillacois) : « Les choses sont claires pour tous, en Géorgie la situation est la même »

Face au confinement et à la nécessité de transmettre les consignes sanitaires auquel la France entière doit faire face, les clubs professionnels s'adaptent aussi, dont le Stade Aurillacois.

Il n'y a guère de différence entre le quotidien des Français en cette période de confinement liée à la pandémie de coronavirus et celui des clubs de sports professionnels. Le confinement est la règle, avec les règles sanitaires à transmettre et à faire respecter.

Avec une petite particularité : parmi les salariés des clubs pros figurent des joueurs étrangers, avec la contrainte de devoir s'adapter à la barrière de la langue. Mais l'ampleur mondiale de l'épidémie se charge de faire comprendre à chacun la nécessité du respect des règles.

Un groupe concerné et consciencieux

« Les joueurs étrangers ont accès aux chaînes étrangères, dont Sky », rappelle Walter Olombel, responsable du centre de formation du Stade Aurillacois. Et avec ces informations, le rappel des précautions à prendre pour lutter contre la propagation du virus.

« Avec les moyens modernes, ils sont tous au courant de ce qu'ils ont à faire », poursuit Walter Olombel, alors que le club a transmis au joueurs les attestations nécessaires dans les groupes de discussion à l'intention du groupe. Avec aussi une communication régulière, notamment auprès des jeunes, qui trouve un écho compréhensif. 

"On a bien expliqué et transmis le message, en disant que c'était super important. Il n'y a pas de souci sur la discipline. Les jeunes écoutent et font ce qu'on leur dit."

Levan Datunashvili (Entraîneur des Espoirs d'Aurillac)

Une partie du groupe espoirs, toutefois, n'est pas présent dans le Cantal. Le confinement étant intervenu, selon les pays, à des périodes diverses, alors que les compéitions étaient d'ores et déjà suspendues en France. 

Les jeunes qui étaient partis en sélection avec les Pays-Bas sont pour leur part resté sur place, du fait de l'absence de vol, tandis que plusieurs jeunes Géorgiens qui avaient regagné le pays avant le confinement sont pour leur part placés en quarantaine dans un hôtel, au pays, en raison des dispositions gourvernementales prises dans le Caucase.

Des infos relayées par le club et entre joueurs étrangers

Mais là-bas comme ailleurs, la situation est assez claire pour tout le monde, comme le relève Giorgi Tsutkiridze. Le 3e ligne international se trouvait il y a encore une semaine au pays, où il devait disputer un match international. Il a dû, comme son partenaire de club Beka Saginadze, anticiper son retour, en passant par l'Allemagne pour s'adapter à la fermeture des frontières ukrainiennes.

Rentré en France samedi 14 au lieu du lundi 16, il vit son confinement à Aurillac, et sert aussi de relais pour ses compatriotes moins à l'aise avec la langue française.

« Oui, j'ai eu des demandes, je traduis. Après l'intervention du président Macron lundi, pour ce qui est des détails, j'ai réexpliqué pour l'attestation qu'il fallait bien cocher, signer, sinon il y avait des amendes. J'ai envoyé aussi des liens  pour imprimer les feuilles, même si on avait déjà eu une communication du Stade et  une discussion, notamment avec Mathieu (Lescure, entraîneur adjoint, ndlr) ».

Pas besoin pour autant de faire des excès de pédagogie auprès de partenaires qui ont saisi l'ampleur de la situation.

« Les mesures avait été prises plus rapidement en Géorgie »

« Les choses sont très claires pour tous, parce que même pour nos familles, la situation est la même. Le message passe très vite et c'est appliqué. En Géorgie aussi il y a le confinement. Là-bas, même, les mesures avaient été prises plus rapidement qu'ici. Alors on s'attendait à le vivre aussi en France. Les gars étaient préparés », ajoute l'international géorgien.

Le club se charge donc, avec des groupes "par secteur" de transmettre les informations, en s'apuyant aussi sur l'entourage des joueurs qui a un rôle à jouer. « Il y a le syndicat des joueurs, et aussi leurs agents », rappelle Walter Olombel. C'est davantage sur l'aspect "convivial" que le club doit insister, pour garder le contact, rassurer les jeunes, notamment. Une mission qui revient au staff sportif.

« Finalement, le moral est bon »

« Ca devient très vite ennuyeux de rester à la maison, surtout quand on est habitué à être dehors. Mais il faut voir les choses de manière positive. On a plus le temps pour appeler les amis, on dort bien, on recharge les batteries. Finalement, le moral est bon », observe Giorgi Tsutskiridze.

Jean-Paul Cohade

Commentaire