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Photo © CAMILLE SAYEC

Les 5 points à retenir de la défaite d’Aurillac face au Stade Français (22-24)

Pour son deuxième match de préparation, Aurillac a répondu aux attentes du staff dans l’engagement. Avec en prime une conquête qui confirme sa bonne tenue. Battu par le Stade Français (22-24), les Cantaliens doivent encore peaufiner leur utilisation du ballon.

Une mêlée qui donne des gages certains

La première opposition avait vu la mêlée cantalienne dominer son adversaire. C’était contre Bourgoin (Fédérale 1), de quoi tempérer les effusions. Mais contre un pack parisien autrement armé, le huit de devant a encore répondu dans l’exercice, en conservant toute ses introductions.

Rugby Stade Aurillacois / Stade Français
En prime, les Auvergnats sont même parvenus à enfoncer Paris sur mêlée défensive à deux reprises. Les Kartvelishvili, Rude et Seyrolle ayant parfaitement pris le relais de Ojovan, Smith et Nostadt. Aurillac aurait même mérité de récolter une autre pénalité sur mêlée juste avant la pause (39e), mais M. Praderie n’a pas bronché malgré la domination cantalienne.

Des brèches trouvées dans la défense parisienne

Par trois fois, Aurillac s’en est allé visité l’en-but parisien. Il était même le premier à marquer par Yobo, sur une action parti des 30 mètres auvergnats sur un bon jeu au pied par-dessus.

Rugby Stade Aurillacois / Stade Français
A plusieurs reprises, les brèches trouvées dans la défense auraient pu permettre au Stade de scorer, car les soutiens étaient présents pour aller à dame, mais - manque de lucidité ou de communication ? - Aurillac péchait dans le dernier geste. Les intentions sont là cependant, et le voyage à Narbonne (vendredi 16 août) doit permettre de peaufiner ces dernières réglages offensifs.

Une défense qui répond présent

C’était attendu : contre Paris, la vitesse d’exécution et la puissance des impacts ne seraient pas du tout les mêmes que lors de la réception du CSBJ. Thierry Peuchlestrade n’était pas inquiet quant à la motivation de ses troupes pour ce choc, et il a été exaucé. Aurillac a fait preuve à la fois de solidarité et d’engagement pour contenir autant que possible les assauts d’un Stade Français intéressant dans l’alternance.

Rugby Stade Aurillacois / Stade Français
Évidemment, le défense a cédé, mais jamais sans combattre. Les partenaires de Paul Boisset ont su gratter des ballons dans les propres 22, quand cela chauffait pour eux, même si tous n’ont pas été parfaitement utilisés. « A un moment on a craqué à force de devoir défendre. Mais on a aussi aidé Paris dans le sens où on a connu des pertes de balle », note l’entraîneur cantalien.

Aucun blessé à déplorer

C’était un des risque de se confronter à un tel adversaire, et il a été évité. Après la rencontre, le coach aurillacois appréciait à sa juste valeur l’absence de blessé sur cette rencontre. Un point précieux pour continuer de travailler comme le Stade le fait depuis plusieurs semaines.

Un public qui était au rendez-vous

L’affiche était suffisamment alléchante pour attirer le public. Et avec quelque 3.500 spectateurs à Jean-Alric face à Paris, Aurillac peut se montrer satisfait alors qu’ils étaient un peu moins de 1.000 contre Bourgoin.

Rugby Stade Aurillacois / Stade Français
Surtout, l’assistance n’a pas été passive durant ces 80 minutes, même si c’est à la fin qu’on a entendu des « Aurillac ! Aurillac ! » descendre des travées quand le Stade poussait pour un dernier essai. Sur les mêlées, notamment, Jean-Alric a montré qu’il était prêt à frissonner. A noter aussi l’accueil chaleureux réservé à Joris Segonds pour son retour à la maison.

Jean-Paul Cohade

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