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Photo © Jean-Paul Cohade

Quel bilan pour les trois matchs amicaux du Stade Aurillacois ?

Après trois matches amicaux, le Stade Aurillacois va retrouver la Pro D2 dimanche 25 août, à 14 h 15, face au Biarritz Olympique. Les oppositions contre Bourgoin, le Stade Français et Narbonne ont permis aux Cantaliens de se roder avec quelques bonnes surprises. Même si Aurillac ne tourne pas encore à plein régime.

Les "plus"

1. Des jeunes qui saisissent leur chance


A l’image du 3e ligne Steve Moukete, auteur de deux prestations convaincantes contre le CSBJ et Narbonne, la jeune garde auvergnate a démontré de belles dispositions.  Le joueur de 21 ans s'est signalé tant au poste de flanker qu’en 2e ligne, où il a été testé en cours de match face aux Audois.

Des Aurillacois satisfaits après leur victoire en amical à Narbonne (24-14)

Giorgi Gogoladze a couvert à la fois l’arrière et l’aile, où il a montré qu’il avait des cannes précieuses. En prenant part aux trois matches, il a aussi engrangé du rythme et confirmé la confiance placée en lui. Avec trois matches disputés également, Reece Hewat fait partie des jeunes qui ont marqué des points ces dernières semaines.

2. De la concurrence à l’ouverture

Auteur de deux très bonnes parties contre Bourgoin puis le Stade Français, Anderson Neisen a saisi sa chance pour débuter le championnat à l’ouverture. Sa défense sérieuse, son jeu au pied long et son attitude dans le jeu ont été très intéressants.


Pieter-Steyn De Wet avait connu une première plus mitigée contre Bourgoin, avec des orientations de jeu pas toujours pertinentes, mais le Sud-Africain a redressé la barre. A son crédit, une bonne partition face à Narbonne.

Entré en jeu sur cette dernière rencontre, le jeune Alexandre Gouaux ne s’est pas échappé en défense et laissé entrevoir son goût pour attaquer la ligne d’avantage.

3. La conquête se porte bien


La mêlée aurillacoise est un des principales satisfactions de cette préparation. Dominatrice sur ses trois rencontres, elle a pesé de tout son poids dans les deux succès glanés et si le Stade n’a pas été loin de dompter Paris, c’est notamment à son huit de devant qu’elle le doit.

Là aussi, les jeunes ont été au rendez-vous, avec Rieu, Guibert et Lévèque qui se sont signalés face à Narbonne. Conte ce même Racing, le staff avait aussi fait le choix de tester Seyrolle à droite comme à gauche, et le pilier a répondu présent dans les deux configurations.

Les "moins"

1. Une opposition à relativiser


A l’exception du Stade Français, les Auvergnats ont défié des équipes d’un rang inférieur. Et si le CSBJ et le Racing sont deux équipes ambitieuses et ont fait preuve d’engagement, ce sera évidemment plus relevé avec la réception de Biarritz.

Les 5 points à retenir de la défaite d’Aurillac face au Stade Français (22-24)

Si la confiance engrangée est toujours précieuse, Aurillac doit garder en tête que des résultats en match amical ne disent pas tout de la saison qui se profile. A titre d’exemple, le Stade avait signé trois succès sur quatre matches en préparation la saison dernière.

2. Un déchet offensif qui doit être gommé


Les intentions de jeu ont été réelles, mais dans leurs envies de faire vivre le ballon et de jouer les turn-overs à fond, les hommes de Thierry Peuchlestrade et André Bester ont connu du déchet. Ils ont aussi parfois manqué de réalisme avec plusieurs situations favorables non converties près des lignes. Avec aussi des ballons rendus qui ont pu mettre Aurillac sous pression, même si la défense a su réagir la plupart du temps.

Jean-Paul Cohade

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