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Photo © Jean-Louis GORCE

Chamalières signe un maintien plein de détermination

Chamalières savoure son maintien sportif en Ligue A Féminine obtenu grâce à sa victoire à Vandoeuvre-Nancy (3-2). Un exploit pour le plus petit budget du championnat.

Etonnantes, bluffantes, crispantes. Les volleyeuses de Chamalières sont tout cela à la fois. Victorieuses sur le terrain de Vandoeuvre-Nancy (3-2), mercredi soir, elles ont validé leur maintien après un match intense où elles seront également passées par tous les états. Une performance synonyme de maintien sportif en Ligue A Féminine. Un exploit salué par leur coach, Atman Toubani.

Petit retour en arrière. Comment était la causerie d’avant-match mercredi soir ?

« Elle a été très courte, c’est même la plus courte qu’on ait faite. Le groupe était remonté car on avait passé une semaine pas facile du tout. Et pas seulement à cause de la victoire de Quimper qui était revenu à 1 point de nous et qui avait remis la pression. Il y a avait surtout eu la défaite à domicile contre Marcq-en-Baroeul où je m’étais un peu emporté en essayant de provoquer un électro-choc qui pouvait se retourner contre moi.

La semaine avait été pesante, mais j’ai trouvé les filles très appliquées aux séances. Elles étaient déterminées et vingt minutes avant le match j’ai senti que collectivement elles allaient le chercher. Christelle (Tchoudjang-Nana) est moins bien depuis quelques temps, mais l’équipe s’est resserrée autour d’elle.Marie-Alex Bélanger (à gauche) et Anne-Laure Margirier, deux actrices du maintien.

J’avais dit aux filles qu’elles pouvaient rentrer dans l’histoire du club de Chamalières en gagnant et en se maintenant pour la première fois sur le terrain. On ne sait pas ce que la prochaine saison donnera. Demain, certaines seront là et d’autres très loin, mais le message est bien passé. Les gens vont retenir le dernier chapitre et elles l’ont écrit en se maintenant. »

Vous avez eu des moments de doutes durant ce match à Vandoeuvre-Nancy ?

« Cela a rappelé le match face à Paris il y a trois ans lors de la dernière journée. Ce soir-là, on avait eu deux balles de match pour le maintien et on n’était pas passé loin d’un superbe exploit. Cette fois, on mène deux sets à un et il y a (24-22). On réceptionne très bien, Kate fait un très bon choix en jouant avec Marjorie mais la balle sort de trois fois rien. On a eu plusieurs balles de match, mais on a fini par perdre ce quatrième set (34-32). Pourtant, la détermination n’a jamais quitté le groupe, même quand on est mené (8-6) au cinquième set. On change de côté et Nana, qui faisait un match moyen, réussit un contre et surtout elle met le dernier ballon parterre en convertissant la balle de match (15-12) ».
Christelle Tchoudjang-Nana a trouvé les ressources pour inscrire les derniers points, ceux qui permettent de s'imposer.

Un final serré, mais vous aviez très bien commencé pourtant ?

« Au premier set, on avait imposé notre jeu et il n’y avait rien à dire (25-14). Un peu comme au match aller. Au deuxième, on joue bien le coup tactiquement (25-21). Ensuite, on retombe dans nos travers, on souffre au niveau des rotations de joueuses. Et là, il faut faire le dos rond, laisser passer la tempête (25-12), mais cela n’a pas coupé les ailes de l’équipe. Techniquement, on a commis trop de fautes ».

Quel sentiment vous anime aujourd’hui ?

« Je suis exténué et super-soulagé. Des bénévoles aux joueuses en passant par tout les membres du staff et les dirigeants, on est tous sur la brèche. Vendre une belle histoire ne suffit plus, il faut aussi des résultats sportifs. Et ce maintien valide tout le travail. J’espère que cela va déclencher des choses avec le partenariat privé. Le maintien donne de la crédibilité ».

 

Jean-François Nunez

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