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Photo © Photo Richard BRUNEL

All Star Perche : 9 actrices et 12 acteurs en scène

Le 3e All Star Perche proposera un plateau de haut vol pour balayer le ciel clermontois, dimanche (15 heures), à la Maison des Sports.

Peu dire que tout le monde ne monte pas sur les planches dominicales du All Star Perche. Jeudi, les enfants des centres de loisirs de la ville de Clermont filaient sur la piste C avec leurs petites perches de 3 m. Vendredi, en comité restreint, les Légendes ont réglé la succession de Pierre-­Charles Peuf et c'est Damiel Dossevi qui s'est imposé (5,22 m). Samedi, à son tour, le renommé Perche Élite Tour tirera son rideau 2018. Mais dimanche… 

« L’objectif de la semaine, rappelle Renaud Lavillenie, c’est une montée en puissance jusqu’à la crème des crèmes, dimanche après-­midi. » Car ce jour-­là, la Maison des Sports brille du flambeau transmis par Serguei Bubka. Une élite que le successeur du Tsar peut estampiller « meilleur plateau de l’hiver en organisation privée ; l’autre sera les Mondiaux ». 

Nageotte favorite

Neuf femmes et douze hommes se répondront sur les deux pistes clermontoises. Deux plateaux d’exception montés pour aller chatouiller les cintres, avec chacun leur particularité au regard de l’exigence. « La complexité chez les filles, explique le décideur clermontois, vient d’un concours international à Glasgow, le même jour, qui sépare en deux le top féminin. Et je n’ai pas voulu mettre des performances trop basses pour simplement remplir. » Retenues donc, uniquement des actrices de premier ordre. À commencer par la meilleure performeuse mondiale, du haut de ses 4,91 m à Albuquerque (USA), dimanche dernier, l’Américaine Katie Nageotte. Laquelle jouera l’étoile laissée libre par sa compatriote Sandi Morris (4,71 m en 2017), en souffrance avec son dos. 

Place que lui contestera Anzhelika Sidorova, la Russe engagée sous la bannière neutre pointant déjà à 4,87 m. Et qui animera un chœur de perchistes aux alentours de 4,70 m, la leader française Ninon Guillon­Romarin (4,71 m), la Canadienne Alysha Newman (4,66 m), l’Australienne de 20 ans Nina Kennedy, en tête du bilan mondial 2018 outdoor (4,71 m) et dont ce sera la toute première compétition en salle, l’Allemande Lisa Ryzih, record perso à 4,75 m la saison passée… 

La surprise Yamamoto


Cette densité, rien encore à côté des garçons. « Sur les douze mecs, briefe Renaud avec un plaisir teinté de fierté, onze ont un record à plus de 5,80 m et neuf à plus de 5,90 m. » Le moins coté vient du pays du soleil levant, théâ­tre des Jeux 2020, Seito Yamamoto (5,77 m) « accessoirement » vice-champion du monde universitaire. Les autres ? Une succession de noms évocateurs des espoirs français, qu’emporteront avec leurs perches Kevin Menaldo (5,72 m cet hiver), Valentin Lavillenie (5,72 m) et Axel Chapelle (5,75 m), et des valeurs actuelles qu’incarneront le Grec Filipidis, actuel 5e performeur mondial (5,85 m), le gamin suédois Armand Duplantis (record à 5,82 m) et, bien sûr, le Polonais Piotr Lisek, détenteur de la MPM à 5,91 m. 

Et puis, il y a le cliquetis des médailles mondiales avec Pawel Wojciechowski (2011), Raphaël Holzdeppe (2013), Shawnacy Barber (2015) et Sam Kendricks (2017). Seul, en fait, le troisième sur la boîte clermontoise 2017, Thiago Braz, n’apparaît pas dans la grande scénographie. Explication sans fard du décideur : « Je ne l’ai pas sollicité parce qu’à l’époque il n’avait pas de perf et, qu’ensuite, je n’ai reçu aucune demande de sa part ou de son entourage. Je ne vais pas lui courir après alors que j’ai des listes d’attente de gars à “80”. » À l’image du champion des USA, Scott Houston (5,83 m , le 17 fé­vrier)… « Celui qui va gagner, vu le plateau, le fera à un très, très bon niveau. Je pense qu’a mininima, la meilleure perf mondiale sera battue ce week-­end. En tout cas, c’est mon ambition. Et je sais qu’elle est partagée », sourit l’athlète-organisateur du spectacle de haut vol.
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