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Berthon : "L'équipe méritait le podium au Mans"

Pour ses premières 24 Heures du Mans dans la catégorie reine, Nathanaël Berthon s’avouait « très déçu » de la 5e place finale prise par la Rebellion n°3. « On avait notre place sur le podium », estime l’Auvergnat.

Cinquième, sur la Rebellion R­13 Gibson, la voiture n°3. Soit le meilleur classement de Nathanaël Berthon aux 24 Heures du Mans, en six participations. Un résultat honorable, loin de satisfaire cependant le pilote clermontois, « très déçu d’un point de vue personnel et pour l’équipe ».

« On a eu la troisième place en main pendant longtemps, jusqu’au matin », souligne l’Auvergnat, dont c’était à 29 ans les premières 24 Heures dans la catégorie reine (LMP1), avec l’écurie suisse Rebellion Racing.

« Dur pour l’équipe »

« Honnêtement, l’équipe méritait le podium. Les (deux) Toyota étaient intouchables, il n’y a pas eu photo. Mais en termes de performance, on était juste derrière. Franchement, c’est dur pour l’équipe (dont la première voiture finit 4e, à 9 tours, ndlr). On avait clairement notre place sur le podium... »

Sauf que le principal concurrent de Rebellion, chez les privés, le SMP Racing et sa BR1 n°11 ont beaucoup mieux géré la course pour s’installer sur la 3e marche, à 6 tours des deux hybrides Toyota.

« On sait qu’au Mans, faire des erreurs, ça ne pardonne pas. Et nous, on en a commis plusieurs », relève Berthon, dont les jeunes coéquipiers Thomas Laurent (21 ans) et Gustavo Menezes (24 ans) sont allés à la faute en bataillant justement contre les rivaux du SMP Racing. Sortie de piste aussi pour l’Auvergnat, mais bien involontaire celle-­là.

« Les freins ont complètement lâché dans un virage », précise Berthon qui en a été quitte pour une grosse frayeur, alors qu’il roulait à 280 km/h. « J’ai esquivé le mur de peu. Ce n’est pas passé loin. J’ai eu de la chance. Si la même panne se produit dans un autre virage, notamment à Mulsanne, cela aurait été une autre histoire. Je m’en sors donc bien. J’ai pas mal de regrets et carrément les boules (de n’être pas monté sur le podium, ndlr), mais il faut relativiser. On finit quand même la course, 5e au général. Et il y a beaucoup de positif. »

Consignes respectées

Surtout, le Puydômois n’a rien eu à se reprocher sur les deux tours d’horloge. Pas une seule faute de pilotage. « C’est le plus important en endurance », assure Berthon, dont le souci constant a été de respecter les consignes de son team. « Ne prendre aucun risque, c’était le mot d’ordre d’Hugues de Chaunac (patron d’Oreca et partenaire de Rebellion, ndlr) avant que je monte dans la voiture. C’est ce que j’ai fait. »

L’ancien pilote de GP2 Series a pu toutefois se faire vraiment plaisir au volant, au petit matin. Quand on lui a demandé de pousser pour revenir sur la BR1 n°11. « Là, on n’avait plus la consigne de faire attention. Il fallait attaquer. » Résultat : le record du premier secteur du circuit, devant Toyota. Très flatteur pour l’ego !

 

Raphaël Rochette

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