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Photo © Pierre COUBLE

Coudun : "Les France de ski roue ? Un coup de projecteur"

Laurent Coudun, président du Comité d’Auvergne de ski, évoque les enjeux des championnats de France de ski de fond d’été ou ski roue, qui se tiennent pour la deuxième fois consécutivement, durant deux jours (ce vendredi et ce samedi) dans le Sancy.

Les championnats de France de ski de fond d’été, est-ce une grosse organisation pour le Comité ?

« C’est lourd à gérer pour le Comité mais en tout cas, se pratiquant l’été, la discipline est beaucoup plus sûre que la prise en charge d’une organisation hivernale où on a des risques de manque de neige. Et à cette période, on peut facilement mobiliser du monde car il n’y a pas beaucoup d’animations durant l’été. »

 

Menez-vous, au Comité d’Auvergne, une réflexion pour chercher à « vendre » vos massifs pour des animations ou autres manifestations ?

« Concrètement, on est sur des massifs de moyenne montagne donc on essaie de développer énormément la partie préparation physique car cette partie-là, on peut facilement l’effectuer chez nous : on est tous terrains de jeux et avec le skie roue, c’est idéal. Au sein même du Comité, on a d’ailleurs mené des actions conjointes de préparation physique, pour les (skieurs) alpins et nordiques, justement dans le Sancy. Ce qu’on ne faisait pas avant. Avant, on n’était que sur du glacier pour les alpins. Mais là, maintenant, on se réoriente. Aux 2 Alpes, par exemple, le glacier a fermé durant tout le mois d’août. Le glacier, on se rend compte que ça devient de plus en plus compliqué. En plus, sur les glaciers, il y a toujours une grosse fréquentation. Du coup, les jeunes « alpins » font au maximum trois descentes. Or financièrement, ces déplacements dans les Alpes, ça a quand même un coût. Du coup, on préfère désormais plus travailler sur la préparation physique d’été et donc exploiter complètement les techniques ski roue et autres, chez nous. »

 

« Le massif du Mézenc a ainsi les capacités à organiser une épreuve de ce type-là »

 

Ces championnats de France, avez-vous réfléchi longtemps avant de les accepter une deuxième fois de suite, à la demande de la FFS ?

« Moi, je n’ai pas hésité une seconde (sourire). Clairement. Après, pour ceux qui sont vraiment les mains dans le cambouis pour mettre une telle organisation en place, c’est vrai que c’est un petit peu lourd. Mais pour notre sport, c’est aussi un coup de projecteur, une façon d’inciter d’autres jeunes à nous rejoindre. C’est un moment sacrément important pour essayer de véhiculer une bonne image du ski. L’édition de l’année dernière, c’est quelque chose qui a été bien vécu et qui incite même à de la pratique en dehors des clubs. Un sport de pleine nature, au coût pas très élevé. Parce qu’une fois qu’on a acheté une paire de ski roue, on peut faire des heures et des heures sans payer, c’est rare. Le fait d’emprunter les routes, ça pourrait être un peu compliqué mais dans le Sancy, elles ne sont pas trop fréquentées. Après, si ça se développe bien, on peut imaginer que ça vienne aussi en plaine... On commence à en parler, c’est quelque chose qui prend… »

 

Picherande, La Tour d’Auvergne, le Sancy… A l’échelle du Comité d’Auvergne, existe-t-il d’autres secteurs de son territoire intéressés à l’avenir par une manifestation comme ces championnats de France ?

« Il y a des secteurs de tradition. Il est clair que le massif du Mézenc a ainsi les capacités à organiser une épreuve de ce type-là. L’hiver, il y a des choses organisées là-bas, on pourrait très bien en imaginer d’autres l’été. Et faire un lien, par exemple, entre le Mézenc et la ville du Puy-en-Velay, ça pourrait être quelque chose de sympa. Le Issoire – Picherande de l’an dernier, ça peut devenir Le Puy associé au Mézenc, sachant que Le Puy est une ville au profil assez accidenté pour accueillir des courses avec des côtes. Après, dans le Cantal, ça paraît un peu plus compliqué parce qu’on a moins de pratiquants mais le massif, là-bas, est tout aussi propice à l’activité : autour du Lioran, il y a des endroits magnifiques. »

 

Le programme :

Ce vendredi. KO Sprint (classique) à La Tour d’Auvergne (départ et arrivée, place de l’église). 15 heures?: échauffement ; 15 h 30 : qualifications. 17 h 30?: quarts de finale ; 18 h 45 : phases finales.

Ce samedi. ?Mass Start (skate) à Picherande (départ et arrivée, Hauts de Picherande). 9 h 30?: course U17, U20 et seniors hommes et dames.

 

Jean-Philippe Béal

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