Actualité sportive en auvergne



Photo © Pierre COUBLE

L'Auvergne un peu frileuse sur le 3x3

Pratique libre et spectaculaire, le basket 3 contre 3 a le vent en poupe depuis son inscription au programme des JO. Mais le nouveau championnat, pour l’instant départemental, peine à démarrer.

Il était déjà séduisant, par sa liberté de pratique, sa gestuelle technique, son jeu punchy. Il l’est plus encore depuis le 9 juin 2017, jour de l’annonce par le CIO de son intégration aux jeux Olympiques et sa présence à Tokyo en 2020, avant Paris bien sûr, quatre ans plus tard. Voilà donc le 3x3, fer de lance du développement de la FFBB. Sachant que, comme le rappelle le président du comité du Puy-de-­Dôme, Gérald Nivelon, « la qualification ne se fait pas sur le terrain mais sur le classement des 16 meilleurs pays sur la base des 100 meilleurs joueurs de chaque pays ».

 

Ceux-­ci, en fait, gagnent des points en compétitions qui, à l’image du classement ATP en tennis, les situent dans un ranking mondial. Et pour que les 100 premiers joueurs français qualifient leur beau pays, la Fédé œuvre dans deux directions : l’organisation de tournois, avec une Superleague qui propose 3 niveaux (Open Start, Open Plus, Open de France), et la création d’un championnat 3x3.

 

5 % des licenciés du 5x5 ont coché l’option 3x3

 

Effet boule de neige recherché, la facilité d’organisation des Opens, par clubs, comités, ligues, plus promoteurs privés et même associations, favorise leur création, donc la participation, donc l’accumulation des points au ranking FIBA. CQFD.

 

Pour la seconde offre, le championnat de clubs, support, lui, d’une pratique régulière, l’organisation revient uniquement aux comités. En cette année de lancement. Car, la saison prochaine, le championnat passera à l’échelle régionale avant la dimension nationale. Et à vrai dire, le système démarre doucement dans l’Hexagone. À l’heure actuelle, 5 % des licenciés du 5x5 ont coché l’option 3x3 et la FFBB a enregistré la première affiliation d’un club dédié, à Quimper, vendredi dernier. Mais le mouvement devrait s’accélérer dans les grandes métropoles et les lieux d’implantation culturels d’un sport jeune et fun.

 

 

Quant à l’Auvergne, elle se montre encore timide. Le Puy-­de-­Dôme particulièrement. Malgré la mise en place d’une commission 3x3, cet été, présidée par un passionné, Bouchta Karrich, lequel coordonne la mise en place du championnat départemental avec le CTF, Pascal Besse. Le système de compétition, pour équipes masculines ou féminines, ouvert à 6 catégories, fait d’une phase de séries, puis une seconde avec des poules « Master », qui sacreront les futurs champions du Puy-­de-­Dôme, et « Defender », s’avère attrayant.

 

Réticence ou un attentisme

Las, à quelques jours de la date butoir du 18 novembre pour un championnat qui devait démarrer le 1er, les engagements font la sourde oreille. Le peu de créneaux libres dans les salles conduit pour beaucoup à une réticence ou un attentisme. Pour autant l’optimisme prévaut. « On ne s’attend pas à avoir 6 équipes par poule, mais des clubs ont pris des engagements », assure le Beaumontois Karrich.

Le championnat devrait avoir lieu, quitte à repousser son coup d’envoi : «  Si on doit démarrer le 1er janvier, on le fera », conforte Gérald Nivelon. 

 

Francis Laporte

 

 Renseignements. basket63.com ; 06.35.44.36.92 (Bouchta Karrich) ; 3x3@basket63.com

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