Actualité sportive en auvergne



Athlétisme Renaud Lavillenie
Photo © Frédéric Lonjon

Lavillenie amoureux de la vitesse

Champion olympique à la perche, Renaud Lavillenie, passionné de moto, était récemment à Magny-Cours pour le tournage de l’émission Auto-Moto pour un essai surprise d’une Lamborghini. L’occasion d’évoquer ses passions mécaniques.

Un moment de détente et de rêve, loin des exigences de son quotidien. Il était avant tout question de plaisir au moment de prendre le volant d’une Lamborghini Aventador, la plus puissante des voitures siglées du taureau, ou le guidon de la Yamaha de Christian Sarron au début des années quatre-vingt. Deux machines qu’il a découvertes sur le circuit, la surprise lui ayant été réservée par TF1.

Photo © Frédéric Lonjon
Denis Brogniart présente à Renaud Lavillenie la Lamborghini Aventador q'uil aura le privilège de conduire.

D’où vous est venue votre passion des sports mécaniques ?

« J’ai toujours été attiré par ça, par les sensations fortes. Expliquer une passion, c’est impossible. J’essaye juste d’en profiter pour vivre de nouvelles expériences. »


Et comment êtes-vous arrivé à la compétition moto ? 

« C’est une histoire d’opportunités. J’ai un ami qui fait de l’endurance et il m’a proposé de suivre son équipe. À force de voir rouler les autres, ça m’a donné envie. J’ai fait une première course en bicylindre et je me suis dit que c’est vraiment ce que j’aime. Ensuite, il y a eu les 24 Heures du Mans (25e en 2013). »

Photo © Frédéric Lonjon
Renaud Lavillenie a notamment essayé la Yamaha 500 de Christian Sarron.

Rouler sur piste est pour vous très différent de la route ? 

« Oui, pour trois raisons. En piste, tu te sens en sécurité. Le revêtement est bon et, si tu tombes, il n’y a pas de poteau ou d’arbre. La deuxième, c’est que tu ne t’équipes pas à la légère. Sur route, il y a trop de motards qui s’équipent trop « light ». Enfin, bien sûr, il y a les sensations. On cherche à s’approcher de ses propres limites, prendre de plus en plus de vitesse dans les courbes. Quand je mets le casque, je ne pense pas à la perche mais aux points de freinage, aux points de corde… On n’a pas tous les jours l’occasion de rouler à plus de 200 km/h ! »


Votre expérience de sportif de haut niveau vous aide-t-elle pour le pilotage ? 

« Bien sûr. Il y a la concentration et aussi la prise de choix. Je suis très vite capable d’identifier les obstacles et d’avoir une progression rapide. Et puis, j’ai la chance d’avoir un bon feeling, un bon ressenti. Finalement, quand je mets le casque, c’est comme quand je suis au bout du sautoir. »


Connaissez-vous des pilotes ? 

« J’ai pu rencontrer Marc Marquez et discuter avec lui un quart d’heure. En endurance, je les connais tous maintenant. Loris Baz ou Randy de Puniet aussi. Il y en a un que je n’ai jamais rencontré, mais ça devrait pouvoir se faire dans les prochaines semaines, c’est Valentino Rossi. Avec les pilotes, on parle parfois d’athlétisme, parfois de moto. J’essaie toujours d’apprendre à leur contact. »


Après votre carrière, pourriez-vous vous reconvertir dans le sport moto ? 

« Je ne sais pas encore quand j’arrêterai la perche, donc je ne sais pas trop ce que je ferai de ma reconversion. Mais c’est sûr que je passerai du temps dans les sports mécaniques. Quand je pourrai en profiter à 100 %, je me lancerai. »


Mordu

Première voiture

« Une Supercinq. J’avais 20 ans. Adolescent, j’avais des mobylettes, puis des 125. »


La moto qui le fait rêver

« Une MotoGP. La même que Rossi ! Même celle du fond de grille, ça serait une grande chance. Déjà, celle qu’on a en championnat du monde d’endurance avec LMD Moto, une Yamaha R1, est impressionnante. »


La voiture qui le fait rêver

« Une Lamborghini (il ne savait pas encore qu’il allait piloter celle en photo juste après NDLR). J’ai toujours été attiré par cette marque, son mythe, le design. J’ai acheté récemment une Porsche cabriolet. Je l’attendais depuis les JO de Londres… »

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