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Lavillenie : "Pour espérer un dixième…"

À l’image de son rafraîchissant « record salto » lors des qualifs, vendredi, le perchiste clermontois Renaud Lavillenie sera bien esseulé, ce dimanche après-midi, sur le sautoir d’Albi, pour son grand huit.

Vendredi soir, aux qualifications, vous avez commencé ces France par un nouveau record… votre salto au-dessus d'une barre à 5,40 m ! 

« J'y ai pensé au fur et à mesure de l'avancée du concours. Mon meilleur saut était à 5,30 m, réalisé au Trocadéro en 2014, après le record du monde. Ma seule inquiétude était de savoir si j'aurais assez de place au-dessus de la barre. En fait, j'en ai eu largement assez pour pouvoir faire partir mon saut. Ces qualifs, qui ne m'ont sportivement pas apporté grand-chose, auront au moins servi à me faire plaisir et à me faire rire sur ce saut-là. »

À quoi ou à qui peuvent-elles servir ? 

« D'autant qu'on a fait des qualifs pour prendre à 5,15 m, ce qui est nul par rapport au niveau de la perche française. C'est vrai que j'ai du mal à saisir le bénéfice du système sur sa globalité. Après, sur ce concept, il y a des bonnes idées à développer. À la condition que ce ne soit pas pénalisant pour certains comme pour moi. C'est complètement différent de faire un salto à 5,40 m le soir en qualifs des France et de passer 5,60 m ou 5,70 m aux Europe ou aux Mondiaux à 10 heures du mat. En revanche, elles peuvent servir d'intéressante répétition à des personnes justes au niveau international. »

Aimeriez-vous, comme c'était le cas pour les meilleures féminines sur le 400 m, être exempté de ce premier tour ? 

« C'est toujours pareil, les coureurs ont plein d'avantages et ceux qui sont dans des concours, sont toujours la dernière roue du carrosse. Être exempté peut, en effet, se révéler intéressant : des qualifs qui ne me servent à rien, pour moi, c'est deux heures et demie sur un stade en plein soleil… Je considère que sur le fond, il y a une bonne démarche mais elle n'est pas aboutie. On teste, on fait des essais. Heureusement, par exemple, que je ne me suis pas blessé. »

Quel sera votre objectif en finale, ce dimanche après-midi ? 

« Je suis en forme, clairement, je suis donc là pour aller chercher le titre, dans un premier temps et, dans un second, une perf dans la continuité de ce que je fais actuellement. Je pense que je peux sauter haut. Si les conditions restent bonnes comme vendredi, il n'y a aucune raison de faire moins de 5,80 m et même d'améliorer cette barre encore plus. »

Un huitième titre en plein air : nouveau record ? 

« Il faut que j'aille le chercher pour espérer un dixième dans quelques années (sourire). Ça peut être un beau challenge. »

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