Actualité sportive en auvergne



Ma dose de sport : "Astérix aux jeux Olympiques", adieu Uderzo et JO…

Sevrés de sports depuis quelques jours ? Le service des sports de La Montagne vous propose de consommer du sport autrement. A la maison, sans risque, découvrez chaque jour « ma dose de sport », un rendez-vous pour vous proposer de découvrir ou redécouvrir un film, un livre, un documentaire... en lien avec le sport.

Astérix aux jeux Olympiques

L’histoire réserve parfois de curieux clins d’œil, quelques fois des croisements incongrus de destins entremêlés alors que rien ne présumait une telle synchronisation de l’actualité. Alors que vient de s’éteindre, de vieillesse, l’un des pères d’Obélix, Albert Uderzo, auteur entre autre d’Astérix aux Jeux Olympiques, l’annonce du report des JO de Tokyo, menacés par la propagation du coronavirus depuis plusieurs jours déjà, est tombée comme un couperet. « Par Toutatis… comment un virus invisible a pu avoir raison du plus grand rassemblement sportif planétaire ? » aurait pu s’exclamer un des héros de la bande dessinée.

« Astérix aux Jeux Olympiques », donc, 12e album de la série du plus célèbre des Gaulois, sorti des presses en 1968, a aussi donné vie à un film (en 2008), l’une des quatre BD consacrés aux aventures du village des irréductibles. Mais pour cette transposition à l’écran, les scénaristes se sont largement affranchis de l’histoire racontée dans la BD. Ainsi, Astérix et Obélix doivent remporter les Jeux olympiques pour permettre au jeune Gaulois Alafolix d'épouser la Princesse Irina et lutter contre le terrible Brutus, prêt à tous les stratagèmes pour lui aussi gagner les Jeux et se débarrasser de son père adoptif : Jules César.

Pas le premier album sportif

Mais ce film n’a pas enthousiasmé particulièrement les critiques à l’époque, même si le côté divertissement est indéniable, malgré aussi un casting trois étoiles (Gérard Depardieu, Clovis Cornillac, Franck Dubosc, Alain Delon, José Garcia, Adriana Karembeu...). Il y fut surtout reproché un manque de rythme en dépit d’effets spéciaux grandioses et décors imposant. Comme toujours, il y a ceux qui ont aimé parce qu’ils auront gardé une âme d’enfant, et ceux qui préféreront relire la BD et garder le souvenir des dialogues savoureux.

Concernant la BD, cet album n’était pas le premier dans lequel le thème du sport a été abordé par les auteurs (Uderzo et Goscinny), puisque « Astérix chez les Bretons », sorti deux ans plus tôt (1966) donnait un aperçu d’un jeu collectif, inventé par les « Bretons », c’est-à-dire les Anglais, qui allait devenir le rugby.

« Astérix aux jeux Olympiques » relate donc l’histoire de la participation du célèbre Gaulois aux « jeux du stade » ou « jeux sacrés », pourtant réservés aux Hellènes (Grecs à l’époque) alors que les Romains sont juste tolérés. Mais en cette période trouble de l’histoire, de la Gaule occupée, les Gaulois vont se revendiquer « Romains » pour se rendre à Olympe et participer aux Jeux. Et à la fin, devinez qui triompha ? Et sans avoir recourt à la célèbre potion magique ? Obélix, tombé petit dans la marmite ? Et bien non, c’est l’espiègle et rusé Astérix qui reçut les lauriers (au sens propre) de la gloire, non pas pour avoir gagné la course...mais pour ne pas avoir triché, contrairement à ses adversaires romains. La morale est sauve. RIP Albert Uderzo !

 

Christophe Buron

 

Astérix aux jeux Olympiques : l'album

 

Astérix aux jeux Olympiques : la bande annonce 

 

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