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Photo © Jean-louis gorce

Marie Tari : "Riom, mes plus belles années de volley"

Chamalières reçoit Mougins, ce samedi (20 heures) en Ligue A Féminine. L’occasion d’évoquer avec Marie Tari, la coach de Mougins et ancienne joueuse de la grande époque du VBC Riom, son passage et son attachement à l’Auvergne.

Marie Tari et l'Auvergne


« J’ai passé cinq années en Auvergne au début des années 90 et cela a été mes plus belles années de volley. J’ai trouvé des gens magnifiques, j’ai partagé des moments exceptionnels avec des joueurs d’enfer. Cela a été une très belle période. Riom, j’y aillais pour le volley et j’ai rencontré des gens extraordinaires. Je travaillais un peu à la mairie et j’ai trouvé des personnes comme Sylvie et Dominique et tant d’autres. Et une ville et une région qui sont magnifiques.

Je suis toujours en contact avec d’anciennes coéquipières comme Catherine Bouchon et Isabela Bal. Vraiment, Riom c’est beaucoup d’émotions, de très bons souvenirs. Quand je repense à Riom, c’est ma cure de jouvence. Quand je retourne en Auvergne à chaque fois que je le peux avec le volley, j’essaye de faire un petit tour et de passer voir mes amies. »

J'ai partagé avec des joueuses d'enfer
 

Son meilleur souvenir


« Ce n’est pas un évènement en particulier, mais les rencontres. C’est profond. Cette osmose entre les joueuses, les entraîneurs, les dirigeants, la ville, c’est tout un ensemble. En championnat ou en Coupe d’Europe, tout le monde se mettait en quatre pour l’équipe. Le minimum était de leur rendre leur investissement. On se devait de faire du beau spectacle et d’avoir des résultats.

Avec Roger, le président et Christine qui était au micro, on voyait que les gens faisaient tout pour qu’on soit bien à Riom. Ce sont mes plus belles années de volley et pourtant j’ai joué et été capitaine de Cannes. Humainement, Riom ne s’oublie pas. Cela dépasse le volley. Avec les médias, les supporters, la mairie, c’était toute une ville et toute une région qui partageaient avec nous. Le samedi soir, quand on jouait à domicile, c’était génial. Les mots sont trop faibles. »

En finale de la Coupe de France 1996 face à Cannes. classeur n° 7 PAGE 21
 

Son plus grand regret


« J’assume tous mes choix et je n’ai aucun regret. J’ai fait le choix de partir pour quelque chose de différent et c’est peut-être venu un peu trop tôt. Je n’ai pas assez profité. Ces années à Riom sont passées trop vite, mais elles sont gravées dans mon coeur pour toujours. »

 

Marie Tari et Atman Toubani


« A cette époque, il était jeune et il jouait. Le club de Riom était aussi bien masculin que féminin, avec les filles en N1A et les garçons en N1B. Et Atman était un jeune joueur au début des années 90. Il est bien plus jeune que moi. Il entraîne depuis un moment et il fait du très bon boulot à Chamalières. On se connaît très bien, depuis cette époque à Riom, et je l’apprécie beaucoup. C’est un passionné et un sanguin, mais cela va de pair. Il est très investi, humble et il a une identité dans le jeu. Il est joueur et moi j’aime ça. »

Un regret, ne pas avoir davantage profité.
 

L'avis d'Atman Toubani : « On se connaît bien en effet. Marie sent le volley, elle « pue » le volley. même Tactiquement, elle n’a rien à apprendre. Dans le managérat, c’est la meilleure coach du championnat. Elle est très très forte. »

Marie Tari (numéro 5) a disputé de nombreux matchs européens, comme ici face à Avila.
 

Jean-François Nunez

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