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Photo © Hervé Chellé

Nicolas Arschoot, de Gerzat aux Jeux Olympiques de Tokyo !

Un Gerzatois entraîne le groupe olympique du BMX français. Nicolas Arschoot travaille à ce que la délégation tricolore soit présente en force à Tokyo 2020 et ramène des médailles.

Depuis janvier 2017, Nicolas Arschoot est moins présent à Gerzat par la force des choses. L’entraîneur du Gerzat Arverne BMX a intégré le staff de l’équipe de France avec la responsabilité de coacher le groupe olympique. Sa mission ? Faire en sorte que les Tricolores ne rentrent pas bredouilles des Jeux de Tokyo 2020. « On veut clairement ramener des médailles », assure l’Auvergnat. « On travaille déjà pour ça depuis deux ans », ajoute-­t­-il.

Comment êtes-vous devenu entraîneur national ?

« La France est revenue sans médaille des JO de Rio, où un des pilotes que j’entraîne, Amidou Mir, s’était qualifié. Il y a eu une remise en question. Des personnes sont parties et la fédé m’a contacté. J’ai accepté grâce au feu vert de mon club, car je suis avant tout salarié du Gerzat BMX Arverne.

Vou-es donc pas à plein-temps au pôle olympique de Saint-Quentin-en-Yvelines…

Non, j’encadre les pilotes sur les stages et les courses. Je suis un prestataire, j’ai le rôle de coach « volant » dans cette équ ipe d e F r ance . D’ailleurs, je suis au quotidien des pilotes qui ne sont pas au pôle, comme Sylvain André, le champion du monde en titre et Amidou Mir. Je m’occupe de planifier leur entraînement, ce que je fais aussi pour d’autres pilotes qui ne sont pas en équipe de France (dont le Lempdais Tristan Tournebize, ndlr).

Pourquoi vous et pas un autre ?

J’ai été pris pour mon côté surprenant. Je suis toujours là où on ne m’attend pas. C’est l'un de mes points forts et c’est la raison pour laquelle les gens de la fédé sont venus toquer à ma porte.

Vous dites créer la surprise. Pouvez-vous préciser ?

J’essaie d’avoir des idées novatrices, à l’entraînement, d’apporter quelque chose de différent à chaque séance. Je partage beaucoup avec les pilotes. C’est important pour créer une bonne dynamique ; pour que tout le monde aille dans le même sens. C’est mieux de construire la maison ensemble.

Quels objectifs vous a-t-on fixés ?

Notre feuille de route, ce sont les JO de Tokyo. On n’a pas que les Jeux dans le viseur puisqu’avant d’y arriver il y aura des étapes à franchir. Mais tout ce qu’on met en place, aujourd’hui, est dirigé vers Tokyo 2020. Je veux qualifier un maximum de pilotes, c’est la première étape. La suivante, c’est de ramener le plus de médailles possible. On a un gros staff pour aller chercher l’or olympique.

Vous êtes un entraîneur reconnu, quelles sont les retombées pour le club gerzatois ?

Le nombre de licenciés a un peu augmenté, mais surtout le groupe de « grands » a explosé. On était dix pilotes (quand il est arrivé à Gerzat, en 2009 , ndlr), ils sont aujourd’hui une bonne vingtaine. La grande majorité des compétiteurs auvergnats, à partir des cadets, est licenciée à Gerzat. Des pilotes viennent d’autres régions pour s’entraîner sur notre piste. Le point négatif, ce sont mes absences, forcément.

Quand vous n’êtes pas à Gerzat, qui vous remplace ?

On s’organise avec des bénévoles, titulaires de brevets fédéraux. On essaie d’avoir le meilleur fonctionnement possible pour les adhérents. On n’a pas que des compétiteurs. Je suis dans le haut niveau, mais ce sont les enfants qui font vivre le club.

Des enfants que vous continuez d’entraîner…

Il m’arrive de passer d’une Coupe du monde avec les pros le dimanche aux États­-Unis à une séance le mercredi à Gerzat avec des petits de 4 ans qui débutent le BMX. C’est nécessaire à mon équilibre. Je n’y vais pas à reculons, au contraire. Ça permet de relâcher la soupape. Parce qu’à haut niveau, on a de la pression. Revenir à Gerzat ; ça me fait du bien. »

Raphaël Rochette
raphael.rochette@centrefrance.com

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