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Renaud Lavillenie à Rabat, une première et un duel

Avant-dernier concours pré-berlinois pour Renaud Lavillenie. A Rabat, ce vendredi soir (19 h 30), le perchiste clermontois saute dans la continuité de sa préparation pour les Europe mais dans la nouveauté d'un rendez-vous qu'il découvre.

Il y a une touche d'exotisme dans cette étape marocaine. De quoi aguicher le si sérieux programme du recordman du monde toujours établi par rapport aux conditions de saut ou au niveau d'adversité.

La routine, de toute façon, pas la voie suivie par le duo Lavillenie-D'Encausse. Austin, Chorsow en témoignent, cette saison. « La routine ? Du tout, arrête le coach. Il y a toujours des petites nouveautés, les compétitions évoluent. Là, on fait une Diamond League à Rabat ; on n'y est jamais allé ».

Mais le concours au complexe sportif Prince Moulay Abdellah reste une étape de travail. « L'objectif, c'est d'arriver en forme aux Europe et de les gagner ».

Du beau monde

La piste marocaine s'y prêtera, de toute façon, au regard du plateau. De par la présence de rivaux possibles au titre continental - le Polonais Wojciechowski (5,84 m cet été) et le jeune Russe (athlète neutre autorisé) Timur Morgunov (5,92 m) plus que le Grec Filippidis certes - et surtout de concurrents à la performance. Pas le Brésilien Thiago Braz, éteint cette année, avec son « season best » plafonné à 5,45 m, mais le Canadien Shawn Barber (5,92 m) et le leader mondial actuel Sam Kendricks.

Voilà, tout trouvé, l'attrait rabatais : le duel avec l'Américain, qui lui a chipé, pour 1 cm, la meilleure performance mondiale (5,96 m) à Paris, le 30 juin dernier. Cinq jours avant que l'Auvergnat prenne sa revanche (5,91 m) à Lausanne, sur les bords du Léman, flirtant avec les 6 mètres.

Depuis, Renaud Lavillenie s'est offert un 8e titre de champion de France Élite, dans la fournaise tarnaise. Ses faciles 5,80 m d'Albi appelaient plus, en effet. Avec une dizaine de degrés de moins dans le stade olympique marocain, la suite pourrait surprendre.

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