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Photo © Photo Richard Brunel

Renaud Lavillenie fait sa « vraie » rentrée

La différence entre Tignes et Aubière, et le concours de Berlin ? Quatre foulées. Renaud Lavillenie fait sa « vraie » rentrée, ce vendredi soir, dans une épreuve allemande très relevée.

Pour le Clermontois, la courte saison indoor oppose, en fait, janvier et février. Au deuxième mois, les compétitions se succèdent avec une importance croissante. Premier étage de la fusée vers les hautes sphères, le mois d'avant, lui, enregistre les entrées en compétition, à élan réduit, les réglages et le passage à l'élan complet.

Avec sa course à 16 foulées, le Clermontois a déjà superbement allumé les moteurs à Tignes (5,81 m, le 11 janvier) et Aubière (5,86 m, le 14). Avant de profiter d'un break de dix jours pour travailler. « On a fait beaucoup de séancesaxées sur les 20 foulées », expose Philippe d'Encausse.

Car le changement est exigeant. « C'est toujours un peu compliqué, confirme le coach. Il faut d'ailleurs plusieurs compètes pour caler cet élan ». Renaud Lavillenie embraye sur le même constat. « , on arrive dans la période charnière entre fin du gros bloc de préparation et début des compétitions. Et franchement, ça va. Reste que pour « digérer » l'élan complet, il n'y a pas de règle. Parfois, la perf arrive direct et sur d'autres rentrées, on manque de repères. » Le perchiste clermontois décline en tout cas une ambition complète à l'ISTAF Berlin : « D'abord, je vais prendre mon temps. Je vais travailler pour bien mettre en place la saison. Car quand les 20 foulées sont bien maîtrisées, les performances sont bonnes. Or, il faut que je reprenne les repères de la haute compétition, que je n'ai pas eus l'hiver dernier, ni l'été, non plus, en raison des mauvaises conditions météo. »

Première concurrence

Partie une de l'objectif berlinois. Parce que, sur la piste bleue de la Mercedes-Benz Arena, le meilleur performeur mondial veut « aller chercher une perf quand même ». Notamment à cause du « gros plateau », avec les débuts 2018 du Brésilien Thiago Braz et du Canadien Barber, et les progressions du Polonais Lisek (5,78 m à Postdam, le 20 janvier) et de l'Allemand Holzdeppe (5,51 m à Merzig, le 13).

Ce succès envisagé peut se mesurer. « L'objectif est de faire 5,80 m au minimum. Au-delà des 5,90 m, peut-être. Mais il y a la complexité des 4 foulées supplémentaires car il faut gérer le tempo, le maintien de la vitesse. Et puis, il y a la gestion du concours avec la concurrence. » Bref ! La rentrée dans le vif du sujet.

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