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Photo © Richard BRUNEL

Sarliève (Clermont) : "Cela décuple les émotions"

Les Sangliers Arvernes sont allés chercher le titre de champion de France de Division 2 en prolongation (3-2) après avoir concédé un but égalisateur de Courchevel-Méribel-Pralognan à 27 secondes de la fin. Retour sur une fin de match riche en émotions avec l'entraîneur clermontois Eric Sarliève.

Inscrire que ce but libérateur pendant la prolongation, c'est une émotion plus qu'intense...
Oui c'est exactement cela. Je pense tout de même que l'on aurait pu s'éviter toutes ces émotions. Suir l'ensemble de la rencontre et sur l'ensemble de la saison, on mérite d'être là où nous sommes. 

Est-ce que c'est plus de remporter un titre de cette façon ? 
Oui c'est certain. Cela décuple les émotions. Ce qui est encore plus fort, c'est que notre jeu en supériorité n'est pas très bon depuis le début de saison. Défensivement on est très bon, en infériorité on est très bon, mais en supériorité ce n'est pas tout le temps ça. Et là, ironie du sort, on marque en supériorité, en prolongations... C'est vraiment super !

A la fin du temps réglementaire, il y a eu ces trois infériorités numériques successives. Comment gérer cette situation ?
Elles nous font mal. On prend d'ailleurs le but égalisateur à ce moment là. Il y en a une qui est d'ailleurs plutôt sévère... Cela nous a mis en difficulté car il fallu que nous défendions pendant six minutes. C'était donc presque normal qu'ils reviennent au score. On a réussi ensuite à aller chercher le but qui nous fait gagner.

Qu'est ce que vous vous dites quand Courchevel parvient à égaliser à 27 secondes de la fin ?
J'ai dit à mes joueurs que cela n'était pas très grave. Courchevel méritait de revenir au score. On leur a un peu donné la fin du troisième tiers.Après ce but égalisateur,  il fallait que l'on gère un peu nos émotions. Tout le monde était un peu énervé car il y avait de la frustration. Mais je trouve que mes joueurs ont montré de belles valeurs ce soir (samedi soir). 

Comment avez-vous trouvé vos joueurs à la fin du temps réglementaire ?
Ils n'étaient pas abattus. Ils étaient énervés. Le problème c'est que la nervosité n'est jamais très bonne conseillère. Ils se sont tout de suite remobilisés. Mon rôle a été de les calmer le plus possible. Et pour une fois, ils m'ont écouté (rires).

Un mot sur votre gardien Radovan Hurajt... il a une nouvelle fois été héroïque ce soir...
Il a été énorme toute la soirée et durant toute la saison d'ailleurs. C'était son dernier match. Il n'avait voulu le dire à personne. Il m'en avait parlé, il y a déjà deux-trois mois. C'est une très belle sortie pour lui. Il a désormais 38 ans et souhaite rentrer chez lui en Slovaquie pour créer une famille. Et voilà... il a fait le boulot jusqu'au bout. En plus d'être un très bon gardien, c'est vraiment un très bon mec. 

Propos recueillis par Arnaud Clergue

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