Actualité sportive en auvergne



Photo © Rédaction SPORTS

Top 100 : ils ont fait le sport auvergnat (52-47)

Le 4 octobre prochain, La Montagne fêtera ses 100 ans d'existence. À cette occasion, notre rédaction a établi un classement des 100 personnalités qui ont fait l'histoire du sport en Auvergne de 1919 à nos jours. Aujourd'hui, place aux personnalités classées de la 52e à la 47e place.

Découvrez comment nous avons effectué ce classement en cliquant ICI

 

52e : Yannick Bourseaux - Handisport

Yannick Bourseaux Triathlon Saint Bonnet Troncais 20/08/2016 photo Cecile CHAMPAGNAT

En voilà une carrière pas comme les autres. Né le 18 février 1975, le Montluçonnais fait ses premiers pas de sportifs à l'Union athlétique montluçonnaise. Pourtant, à 28 ans, c'est un solide palmarès en... triathlon, qu'il possède. Collectionnant une dizaine de sélections avec l'équipe de France et remportant une médaille d'argent européenne chez les juniors. 
Mais la carrière sportive de Yannick Bourseaux bascule en 2004. Le 20 août, il frôle le pire dans un grave accident de vélo dans la descente du Col d'Izoard lors d'un entraînement... Réanimation, neuro-chirurgie, rééducation. Un cauchemar. Pourtant, le Bourbonnais, dont le bras, depuis cet accident, est partiellement paralysé, décroche, quatorze mois plus tard, son premier titre de Champion du Monde handisport de triathlon. Un exploit. Depuis 2005 et ce premier titre, Yannick Bourseaux va en gagner trois autres (2006, 2011, 2012), terminer deux fois vice-champion du monde (2013, 2016), en paratriathlon. En biathlon, il finit deux fois vice-champion du monde (2009, 2013). Il participe à trois éditions des Jeux Paralympiques. Ceux de Turin et Vancouver (2006, 2010) et ceux de Rio, en 2016. Sans jamais monter sur le podium.

Portrait handisport Sports Auvergne - Yannick Bourseaux - le 05/03/2019 photo Franck Boileau
 

51e : Annick Hayraud - Rugby

Annick Hayraud, le 5 fevrier 2012. Photo Francis Campagnoni.

Née à Riom le 9 septembre 1967, Annick Hayraud est l'une des meilleures joueuses de l'histoire du rugby féminin français. Elle fait ses débuts à l'école de rugby du Cheix-sur-Morge, avant de rejoindre Aigueperse l'année suivante. Très tôt, des qualités évidentes sont décelées chez l'Auvergnate. Et après trois saisons à Romagnat, elle participe à son premier match international en 1986. Internationale à seulement dix-neuf ans, la demi-d'ouverture joue à 65 reprises avec les Bleues. Une équipe dont elle a été capitaine. Au total, elle prend part à quatre Coupes du monde. Elle est également trois fois championnes d'Europe (1996, 1999, 2000), remporte un grand chelem (2002), est deux fois championnes de France (1994, 1995).
À la fin de sa carrière, comme de nombreux sportifs, Annick Hayraud devient entraîneure. Elle prend en charge les filles de Romagnat de 2003 à 2015. Pendant ces deux années, elle est parallèlement manager de l'équipe de France féminine de 2011 à 2014. Aujourd'hui, alors qu'elle n'entraîne plus Romagnat, elle est manager des féminines depuis 2017. 
En 2009, elle a reçu des mains de Bernard Lapasset la médaille de Chevalier de l'Ordre du Mérite.

 

50e : Elisabeth Riffiod - Basket-ball

Élisabeth Riffiod (en haut, troisème en partant de la gauche) avec ses coéquipières du CUC.

La semaine dernière, il était question d'Irène Guidotti, ancienne gloire de l'équipe mythique des Demoiselles de Clermont. Une semaine plus tard, une ancienne coéquipière d'Irène Guidotti fait son apparition dans le classement : Elisabeth Riffiod. 
Née à Besançon le 20 juillet 1947, elle commence le Basket sur le tard en raison de gros problèmes de santé. Repérée pour sa grande taille (1,87 m) et son agilité certaine, elle débute chez les professionnelles au Vesontio Besançon. Elle y reste trois ans. Et après un autre passage de trois ans à Évreux, elle arrive à Clermont en 1972. Dans la capitale auvergnate, elle remporte six titres de championne de France consécutifs, de 1973 à 1978 et jouera quatre finales de Coupe des clubs champions, l'ancêtre de l'Euroligue (1971, 1973, 1974, 1976).
Appelée avec les Bleues à 20 ans, elle est pendant longtemps détentrice du record du nombre de sélections, avec 247 capes. Soit le même nombre qu'un certain Boris Diaw, ancien joueur des Bleus, qui n'est autre que son fils. Un record qui à ce jour, n'a été dépassé que deux fois. Par Paoline Ékambi (255 sélections), et Céline Dumerc (262 sélections). Avec l'équipe de France féminine de Basket-ball elle dispute 6 Euros 1968, 1970, 1972, 1974, 1976, 1978, remportant la médaille d'argent en 1970. Et participe à deux championnats du monde (1971, 1979). Après ses années clermontoises, elle passe par Asnières, Mont-de-Marsan et Sainte-Eulalie, où elle termine sa carrière en 1993, à 45 ans.

 

49e : Corinne Diacre - Football

Corinne Diacre lors d'un match amical entre la France et l'Australie, le 5 octobre 2018, à Geoffroy-Guichard Stadium. (Photo by ROMAIN LAFABREGUE / AFP).

Originaire de Croix, petite commune des Hauts-de-France où elle est née le 4 août 1974, Corinne Diacre débute le football à Saint-Chamond, en 1982. Quelques années plus tard, elle signe une licence au club de football de l'ASJ Soyaux, à l'âge de 14 ans. Très vite, elle se fait remarquer par son fort caractère. Tempérament qui n'a pas vraiment changé en bientôt trente ans de carrière. Défenseure centrale, elle reste fidèle à son club jusqu'à son retrait - anticipé - des terrains en 2007, après une rupture des ligaments croisés. 
En 1993, à 18 ans, elle enfile pour la première fois le maillot de l'équipe de France, étant même, à un moment, détentrice du record du nombre de sélections avec les Bleues (121). En équipe de France, elle participe au mondial 2003 qui se tient aux États-Unis. Une compétition qui s'arrête dès le 1er tour pour les joueuses d'Élisabeth Loisel.
Pas le temps de goûter à sa retraite de joueuse qu'e Corinne Diacre devient immédiatement entraîneure de l'équipe Une de Soyaux. Jusqu'en 2013. Durant cette même période, elle est adjointe de Bruno Brini, sélectionneur des Bleues. Après le départ soudain, avant le début de la saison 2014-2015, de la Portugaise Helena Costa du Clermont Foot, le président Claude Michy annonce avoir retenu le CV de Corinne Diacre. Elle devient la première femme entraîneure d'une équipe de football masculine en France à ce niveau. Corinne Diacre reste trois ans sur le banc du club auvergnat. Elle réalise deux saison moyennes, où ses joueurs terminent 12e lors des saisons 2014-2015 et 2016-2017, et une saison satisfaisante en 2015-2016, avec une belle 7e place. Le 30 août 2017, elle quitte subitement le Clermont Foot, après avoir été nommée sélectionneure de l'équipe de France. En juin 2019, elle participe à sa première Coupe du monde en tant qu'entraîneure. Alors que le mondial est organisé en France, ses joueuses sont éliminées en quart de finales contre les États-Unis (1-2).

 

48e : Isabelle Delobel - Patinage

Isabelle Delobel, le 20 fevrier 2008. Photo Francis Campagnoni.

La Clermontoise née le 17 juin 1978 à Clermont débute le patinage à l'âge 6 ans avec sa soeur jumelle et son frère ainé, qui sera son premier partenaire. C'est en quittant Clermont pour Lyon qu'elle changera alors de binôme pour patiner avec Olivier Schoenfelder. Ensemble, ils vont régner sur la danse sur glace en France, remportant dix titres de champions de France en onze participations (2003, 2004, 2005, 2006, 2007, 2008). Bien avant le couple Papadakis-Cizeron.
Sur la scène internationale, le duo n'est pas à plaindre. Malgré une quatrième place frustrante lors des Jeux Olympiques de Turin, en 2006, la consécration arrive deux années plus tard pour Isabelle Delobel. Avec Olivier Schoenfelder, ils sont champions du monde de danse sur glace à Göteborg, avec le programme « La leçon de piano ».

Malheureusement, en 2009, Isabelle Delobel se blesse à une épaule et le duo est contraint de renoncer aux Championnats d'Europe, puis aux Championnats du monde. En 2010, quatre mois avant les Jeux Olympiques de Vancouver, elle donne naissance à un petit garçon. Et si le couple vise la médaille, les deux patineurs repartiront bredouille et une sixième place frustrante. Ce sera la dernière grande compétition disputée par le couple. 
Après sa carrière, celle qui travaille dans le paramédical donnait il y a encore quelques années, des coups de main à un club de patinage au pied du Mont-Blanc.

 

47e : Gauthier de Tessières - Ski alpin

Gauthier de Tessières avec sa médaille d'argent, en 2013. AFP PHOTO / ALEXANDER KLEIN (Photo by ALEXANDER KLEIN / AFP).

Où quand le malheur des uns fait parfois le bonheur des autres. Rien ne prédestinait Gauthier de Tessières à monter en 2013, sur la deuxième marche du podium aux Mondiaux. Né à Clermont le 9 novembre 1981, il glane sa première médaille en 2001, lors de championnats du monde juniors. À Verbier, il termine troisième du Super G. 
Au cours de sa carrière, Gauthier de Tessières remporte deux titres de champion de France. En 2011, chez lui, lors du slalom géant qui a lieu en Auvergne. Et l'année suivante, en Super G, lors des championnats de France qui ont lieu à l'Alpe-d'Huez. Malgré un automne 2012 de haute facture où il fait trois top 10 sur les 3 premières épreuves de Coupe du monde, le skieur auvergnat enchaîne les résultats moyens, et n'est pas appelé par l'équipe de France pour disputer Championnats du monde 2013 à Schladming. Mais le destin en décide autrement. À la dernière minute, la veille de l'ouverture des Mondiaux, il est appelé par le staff tricolore pour pallier l'absence sur blessure de Johan Clarey. L'un des skieurs avec lequel le Puydomois s'entend le mieux sur le circuit. Une aubaine. Et le 6 février, il obtient le classement le plus probant de sa carrière.

Après une course incroyable, il termine à 20 centièmes de seconde de l'Américain Ted Ligety, et 2 centièmes devant le Norvégien Aksel Lund Svindal. Un exploit retentissant pour celui qui avait déjà disputé quatre Mondiaux (2005, 2007, 2009, 2011) sans jamais vraiment briller. 
En 2014, il n'est pas sélectionné pour les Jeux olympiques d'Hiver de Sotchi, et décide de mettre un terme à sa carrière, après quatorze années passées au sein de l'équipe de France. 
Retraité, Gauthier de Tessières reprend ses études au sein de l'institut de Sport et de Management GEM à Grenoble dans le but de valider un master. Parallèlement, il est consultant dans les médias.

 

Le classement :

 

47e : Gauthier de Tessières (Ski alpin)

48e : Isabelle Delobel (Patinage artistique)

49e : Corinne Diacre (Football)

50e : Elisabeth Riffiod (Basket-ball)

51e : Annick Hayraud (Rugby)

52e : Yannick Bourseaux (Handisport)

53e : Laure Boulleau (Football)

54e : Amaury Pierron (VTT)

55e : Audrey Prieto (Lutte)

56e : Willy Sagnol (Football)

57e : Christian Merle (Boxe)

58e : Irène Guidotti (Basket-ball)

59e : Victor Boffelli (Rugby)

60e : Yves Dreyfus (Escrime)

61e : Michel Jazy (Athlétisme)

62e : Claude Bénézit (Canoë-kayak)

63e : Paul Besson (Basket-ball)

64e : Adrien Chalmin (Handisport)

65e : André Zoete (Lutte)

66e : Angélique Papon-Colombet (Pétanque)

67e : David Melody (Basket-ball)

68e : Brock James (Rugby)

69e : Edmond Leclanché (Lutte)

70e : Anne Piquereau (Athlétisme)

71e : Antoine Cayrol (Alpinisme)

72e : Louis Rosier (Automobile)

73e : Pierre Dupasquier (Automobile)

74e : Farida El Hadrati (Boxe)

75e : Laurent François (Handisport)

76e : Stéphane Lauvergne (Basket-Ball)

77e : Alice Modolo (Apnée)

78e : Napolioni Nalaga (Rugby)

79e : Tony Marsh (Rugby)

80e : Ludovic Lemoine (Handisport)

81e : Laurence Castet-Bénézit (Canoë-Kayak)

82e : Jean-Louis Tournadre (Moto)

83e : Geoffroy Mathieu (Natation)

84e : Sébastien Foucras (Ski alpin)

85e : Gwladys Nocera (Golf)

86e : Jean Pellez (Athlétisme)

87e : Jean-Aimé Toupane (Basket-Ball)

88e : Paoline Salagnac (Basket-Ball)

89e : Adrien Morillas (moto)

90e : Marcel Duriez (athlétisme)

91e : René Soulier (athlétisme)

92e : Andrzej Szarmach (football)

93e : Thierry Coutard (football)

94e : Marie Tari (volley-ball)

95e : Jean-François Phliponeau (rugby)

96e : Thierry Bourdin (lutte)

97e : Thierry Charbonnier (moto)

98e : Eric Nicol (rugby)

99e : Charles Tassin (basket-ball)

100e : Georges Groine (sport automobile)

 

Retrouvez les sportifs classés de la 100e à la 95e place

Retrouvez les sportifs classés de la 94e à la 89e place

Retrouvez les sportifs classés de la 88e à la 83e place

Retrouvez les sportifs classés de la 82e à la 77e place

Retrouvez les sportifs classés de la 76e à la 71e place

Retrouvez les sportifs classés de la 70e à la 65e place

Retrouvez les sportifs classés de la 64e à la 59e place

Retrouvez les sportifs classés de la 58e à la 53e place

Commentaire