Actualité sportive en auvergne



Photo © Rémi DUGNE

Top 100 : ils ont fait le sport auvergnat (64-59)

Le 4 octobre prochain, La Montagne fêtera ses 100 ans d'existence. À cette occasion, notre rédaction a établi un classement des 100 personnalités qui ont fait l'histoire du sport en Auvergne de 1919 à nos jours. Aujourd'hui, place aux personnalités classées de la 64e à la 59e place.

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64e : Adrien Chalmin - Handisport

Photo Remi Dugne.

Très tôt, la vie n'a pas fait de cadeau à Adrien Chalmin. Pourtant, son avenir semblait écrit. International avec les Bleus chez les jeunes, il est dans le même temps convoqué dans le groupe professionnel de l'ASM. Une première pour lui. Mais le 3 septembre 2005, alors que les Espoirs de l’ASM disputent un match amical à Vannes, il est plaqué au sol par plusieurs adversaires. Il ne se relévera pas. Désormais tétraplégique, le Clermontois a deux choix : se morfondre ou avancer. Il choisit la deuxième option et découvre, lors de sa rééducation, le rugby fauteuil. Dès son retour à Clermont-Ferrand, le sportif qui a grandi à Riom commence à recruter des joueurs afin de garnir les rangs de la section rugby fauteuil qu'il a créée, au sein de l'ASM omnisports.  Une section dont il devient joueur, capitaine et entraîneur. Et c'est en tant que joueur qu'il participe aux Jeux Olympiques de Londres puis de Rio, en 2012 et 2016.

63e : Paul Besson - Basket-ball

Né le 22 juin 1945 à Vichy, Paul Besson a failli opter pour le rugby. Mais c'est finalement un maillot de basket qu'il portera en premier. Ingénieur pour le service technique de la mairie, le Bourbonnais va connaître une belle carrière, à une époque ou le mot professionnel ne faisait pas aussi bon ménage avec le sport que maintenant. Lui qui a été l'homme que d'un seul club, devient le capitaine de la Jeanne d'Arc de Vichy, connaissant l'apogée du club au cours de la saison 1969-1970. Alors que les Vichyssois conquièrent une nouvelle fois la coupe de France, les coéquipiers de Paul Besson atteignent la finale de coupe d'Europe des vainqueurs de coupes. Après s'être défaits de l'AEK Athènes au terme d'une demi-finale épique, les Auvergnats perdent en finale contre le Partenope Naples. En 1972, il devient entraîneur du club jusqu'en 1983. La même année, il prend en charge les féminines du CUC puis celles du Stade Clermontois jusqu'en 1990. À la fin de la saison 1985-1986 il est d'ailleurs nommé entraîneur de l'année. Et en 1989, il remporte la coupe de France. Des performances remarquées, et un nouveau poste, le plus prestigieux qu'il soit, celui de sélectionneur de l'équipe de France féminine, de 1989 à 1997. Un mandat durant lequel il obtient une belle deuxième place au championnat d'Europe de basket-ball en 1993. Par la suite, il dirige une dernière fois Vichy, de 1997 à 1998. Sa dernière expérience professionnelle.

62e : Claude Bénézit - Canoë-kayak

Claude Benezit. Photo: Jeremie Fulleringer

Cela aurait pu être le judo ou même le football. Mais dès son plus jeune âge, Claude Bénézit a nourri un goût certain pur les flots. Loin d'être une évidence pour ce champion né à Cusset, le 2 septembre 1955. Mécanicien monteur de formation, il débute le kayak en compétition en 1973 sous les couleurs de l'ASPTT Moulins. Et pour sa première année en compétition, il remporte le titre de champion de France juniors en 1974. L'année d'après, il s'impose chez les seniors, avant de récidiver en 1975, 1978 et 1979. Montant sur la deuxième marche en 1976. À l'international, le Bourbonnais va également briller, en remportant en individuel ou par équipe, sept médailles mondiales. Trois titres en 1981 (Bala, Pays de Galle), 1987 (Bourg Saint-Maurice, France) et 1989 (Savage, États-Unis). Deux médailles d'argent en 1979 (Desbiens, Canada) et 1985 (Garmisch-Partenkirchen, Allemagne). Et enfin, deux médailles de bronze en 1977 (Spittal, Autriche) et 1979 (Desbiens, Canada). Inoxydable, Claude Bénézit a pendant longtemps continué la compétition de haut niveau. En 2011, dans la catégorie des 55-59 ans, il a terminé troisième des championnats d'Europe de marathon en monoplace. Quatre ans plus tard, à 60 ans, il a décroché un nouveau titre de champion de France dans la catégorie marathon vétéran. 

61e : Michel Jazy - Athlétisme

Michel Jazy lors du cross de Volvic en 1962.

L'ange de la piste. Tel était le surnom de Michel Jazy. Né le 13 juin 1936, il est certainement le sportif de cette liste qui a le moins d'atomes crochus avec l'Auvergne. Licencié Club olympique de Billancourt et au Club athlétique de Montreuil, il est celui qui a remporté la première édition du cross de Volvic en 1957, avant d'en gagner quatre autres, en 1960, 1961, 1962 et 1964. Mais durant sa carrière, le natif d'Oiginies dans le Pas-de-Calais a été beaucoup plus que cela. Fondeur exceptionnel et coureur de demi-fond incroyable, Michel Jazy est également l'homme aux 74 records. Neuf du monde, dix-sept d'Europe et quarante-huit de France. Son palmarès comme témoin. De 1956 à 1966, il a remporté douze titres de champion de France. Trois en cross, deux sur le 800 m, six sur le 1.500 m et un sur le 5.000 m. Sélectionné 59 fois en équipe de France, il est sacré champion d'Europe à Belgrade en 1962 sur le 1.500 m et quatre ans plus tard, à Belgrade sur le 5.000 m. Mais son apogée, Michel Jazy va la connaître lors d'un après-midi à Rome, durant les Jeux Olympiques de 1960. Au terme d'une course folle après avoir rattrapé le Hongrois Istvan Rozsavolgyi, Michel Jazy termine deuxième derrière l'Australien Herb Eliott. 
Après avoir exercé le métier de typographe-linotypiste à L'Équipe au début de sa carrière sportive, il rejoint le groupe Perrier où il travaille durant 24 ans dans la communication et les relations publiques. Il exercera également des fonctions chez le Coq sportif et chez Adidas et termine comme administrateur du Parc des Princes, avant une retraite bien méritée. Comme souvenir, Michel Jazy laissera derrière lui celui d'un homme qui a presque tout raflé. Mais aussi d'un coureur au fort tempérament. Dans un article datant du 23 novembre 2007 dans nos colonnes, il racontait l'un de ses souvenirs vécus lors du cross de Volcic, en 1962 :
« L'année où j'ai battu Robert Bogey. Un an auparavant, je m'étais laissé convaincre par le Général de Gaulle de me présenter aux législatives. Et, là, dans la partie qui grimpe, je me suis fait insulter par un bonhomme à cause de ça. On en a discuté avec Bogey, et alors que le gars me vomissait des injures, on lui a craché en pleine figure. Après l'arrivée, on est resté en short pour le retrouver. Cela m'avait beaucoup déçu parce que notre sport était tout ce qu'il y a de plus amateur. »

 

Michel Jazy, le 22 août 2009. Photo Raphaele Gigot.
 

60e : Yves Dreyfus - Escrime

Fils et petit-fils d'escrimeur, Yves Dreyfus a eu le choix des armes. Alors il a choisi l'épée. Né à Clermont-Ferrand le 17 mai 1931, il quitte l'Auvergne pour Lille, afin d'y effectuer son service militaire, avant de devenir... acheteur de draperies pour les Textiles du nord. Il débute sa carrière à vingt-deux ans. Jusqu'en 1973, année où il dispute ses derniers championnats de France à 42 ans, il s'est construit un palmarès plus qu'honorable pendant plus de vingt ans de compétition. Individuellement, l'Auvergnat décroche son seul et unique titre de champion de France en 1964. Cinquième des Jeux Olympiques de Rome en 1962, il va s'illustrer durant les championnats du monde de Buenos-Aires (1962) et de Gdansk (1963) où il décroche successivement une médaille de bronze et une médaille d'argent. Entre-temps, il remporte les Jeux méditerranéens de 1963. Par équipe, le chiffre trois colle à la peau d'Yves Dreyfus, qui glane douze médailles. Outre ses trois titres de champions de France, il est champion du monde en 1962 (Buenos-Aires), 1965 (Paris) et 1966 (Moscou) et échoue à trois reprises en finale en 1961 (Turin), 1963 (Gdansk) et 1967 (Montréal). Enfin, à sa belle collection de médailles, ajoutez trois médailles de bronze. Une lors des championnats du monde au Luxembourg en 1954, et deux aux Jeux Olympiques de Melbourne (1956) et Tokyo (1964). À la fin de sa carrière, le Puydomois revient à Clermont-Ferrand et est élu pour deux mandats à la présidence de la ligue d'Auvergne. Il sera l'un des maîtres d'œuvre des championnats du monde d'escrime organisés à Clermont, en 1981. 

59e : Victor Boffelli - Rugby

Victor Boffelli, lors de son équipe aurlliacoise entre 2002 et 2006.

Né à Arques (Aude), le 20 mars 1947, Victor Boffelli a marqué l'histoire du Stade Aurillacois. Arrivé dans le Cantal à 20 ans après avoir connu la 2e division avec Carcasonne, l'Auvergnat d'adoption a passé toute sa carrière professionnelle à Aurillac. De 1967 à 1982, l'élégant troisième ligne (1,88 m), aura également marqué les supporters du Stade par sa vivacité et sa forte personnalité. Au cours sa période "rouge et bleu", Victor Boffelli va être sélectionné avec le XV de France de 1970 à 1976. Au total, il dispute vingt-et-une rencontres avec le maillot floqué du coq. Vingt-et-une sélections au poste de 3e ligne, au côté du "casque d'or" Jean-Pierre Rives, et Jean-Claude Skrela. Avec les Bleus, il prend part à trois éditions du V Nations (1972, 1974, 1975). En 1982, il décide de mettre un terme à sa carrière et devient immédiatement entraîneur au Stade Aurillcois jusqu'en 1990. De 1982 à 1984, il s'occupe de la Nationale B. De 1984 à 1987, il dirige l'équipe une avec Michel Peuchlestrade, et par la suite, forme le duo d'entraîneurs avec Gérard Teil, qui prendra en charge les professionnels jusqu'en 1990. Cette même année, il devient entraîneur des juniors et découvre un certain... Olivier Magne. Les Juniors, Victor Boffelli s'en occupe trois ans. Parallèlement, il assure les fonctions de manager sportif de l'ASM jusqu'en 1998, et entraîne l'équipe de France A de 1990 à 1996. De manager, il devient entraîneur des "jaune et bleu" de 98 à 2000. L'année 2002 signe un retour aux sources pour lui, qui retourne au Stade pour s'occuper de l'équipe une. Pendant quatre ans. Après cette expérience, l'Audois n'entraînera plus. Et en 2007, il devient administrateur de match du XV de France, jusqu'en 2017. 

Victor Boffelli, le 26 aout 1998.

 

 

Le classement :

59e : Victor Boffelli (Rugby)

60e : Yves Dreyfus (Escrime)

61e : Michel Jazy (Athlétisme)

62e : Claude Bénézit (Canoë-kayak)

63e : Paul Besson (Basket-ball)

64e : Adrien Chalmin (Handisport)

65e : André Zoete (Lutte)

66e : Angélique Papon-Colombet (Pétanque)

67e : David Melody (Basket-ball)

68e : Brock James (Rugby)

69e : Edmond Leclanché (Lutte)

70e : Anne Piquereau (Athlétisme)

71e : Antoine Cayrol (Alpinisme)

72e : Louis Rosier (Automobile)

73e : Pierre Dupasquier (Automobile)

74e : Farida El Hadrati (Boxe)

75e : Laurent François (Handisport)

76e : Stéphane Lauvergne (Basket-Ball)

77e : Alice Modolo (Apnée)

78e : Napolioni Nalaga (Rugby)

79e : Tony Marsh (Rugby)

80e : Ludovic Lemoine (Handisport)

81e : Laurence Castet-Bénézit (Canoë-Kayak)

82e : Jean-Louis Tournadre (Moto)

83e : Geoffroy Mathieu (Natation)

84e : Sébastien Foucras (Ski alpin)

85e : Gwladys Nocera (Golf)

86e : Jean Pellez (Athlétisme)

87e : Jean-Aimé Toupane (Basket-Ball)

88e : Paoline Salagnac (Basket-Ball)

89e : Adrien Morillas (moto)

90e : Marcel Duriez (athlétisme)

91e : René Soulier (athlétisme)

92e : Andrzej Szarmach (football)

93e : Thierry Coutard (football)

94e : Marie Tari (volley-ball)

95e : Jean-François Phliponeau (rugby)

96e : Thierry Bourdin (lutte)

97e : Thierry Charbonnier (moto)

98e : Eric Nicol (rugby)

99e : Charles Tassin (basket-ball)

100e : Georges Groine (sport automobile)

 

Retrouvez les sportifs classés de la 100e à la 95e place

Retrouvez les sportifs classés de la 94e à la 89e place

Retrouvez les sportifs classés de la 88e à la 83e place

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