Actualité sportive en auvergne



Photo © CAMPAGNONI Francis

Top 100 : ils ont fait le sport auvergnat (70-65)

Le 4 octobre prochain, La Montagne fêtera ses 100 ans d'existence. À cette occasion, notre rédaction a établi un classement des 100 personnalités qui ont fait l'histoire du sport en Auvergne de 1919 à nos jours. Aujourd'hui, place aux personnalités classées de la 70e à la 65e place.

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70e : Anne Piquereau - Athlétisme

Originaire des Deux-Sèvres, Anne Piquereau est née à Niort le 15 juin 1954. Elle prend sa première licence au Stade Clermontois à l'âge de 9 ans. Spécialiste des haies, elle se classe deuxième des championnats de France en 1985, 1986, 1987, 1989, 1990 et 1991. Elle remporte le titre en 1988 et 1992. De superbes prestations, au cœur d'une discipline très dense réunissant Laurence Elloy, Patricia Girard et Monique Ewanje-Épée. En salle, elle est championne de France cinq fois sur le 60 m haies. Lors des championnats du monde 1987 à Rome, elle se classe cinquième. Trois ans plus tard, elle s'arrête en demi-finale des championnats d'Europe à Split. Bis repetita l'année d'après pour le mondial de Tokyo. Durant sa carrière, Anne Piquereau va avoir la chance de disputer deux Jeux Olympiques : Séoul et Barcelone. Hélas elle chutera en quart de finale en 1988 et ne passera pas les demi-finales en 1992.

 

69e : Edmond Leclanché - Lutte

Lucie Aubrac et Edmond Leclanche, en 2007.

Des combats, Edmond Leclanché en a mené beaucoup dans sa vie. Et les premiers l'ont été pendant la Seconde Guerre mondiale. Il rejoint le maquis au sein du mouvement Combat à la fin de l'année 1942. Et même si lui survit, son frère Camille, qui avait également rejoint le maquis, et sa sœur Simone, agent de liaison, ne survivent pas à l'horreur de la guerre. Dès la fin du conflit, il démarre en 1946 une très belle carrière sportive en lutte gréco-romaine. La même année, il est champion d'Auvergne. Un premier titre avant plusieurs sacres de champion de France et une cinquième place à la Coupe du monde de Moscou, en 1957. Il a aussi été capitaine de l'équipe de France. Ne souhaitant pas décrocher du monde de la lutte, il se reconvertit dans l'arbitrage et officie notamment lors des Jeux Olympiques de Mexico en 1968. D'arbitre il devient président, des comités d'Auvergne et de Provence. Parallèlement à ses carrières de lutteur et d'arbitre, Edmond Leclanché a constamment milité pour le devoir de mémoire. Lui et sa sœur Simone, ont laissé leurs prénoms accouplés au complexe sportif qui se situe dans les quartiers nord de Clermont.

1er mars 1987. Cérémonie de la résistance à Volvic. De gauche à droite : Raymond Labaune, Abel Martinon et Edmond Leclanché.
 

68e : Brock James - Rugby

Brock James, le 9 mai 2008. Photo Francis Campagnoni.

Les supporters de l'ASM connaissent l'histoire par cœur. Alors que l'arrivée de Cameron McIntyre capote, les dirigeants auvergnats jettent leur dévolue sur un jeune demi d'ouverture remplaçant à la Western Force (Australie) : Brock James. La suite appartient à l'histoire. En dix ans, le génial ouvreur australien a inscrit un peu plus de 2.400 points avec les "jaune et bleu" et remporté le premier titre de champion de France du club, en 2010. Et même si les supporters asémistes ont encore en tête certains matchs couperets où il est passé à travers, ils gardent surtout le souvenir d'un joueur à l'élégance rare, qui a été la pierre angulaire du renouveau de l'ASM. Dans le jeu du moins. Avec l'équipe puydomoise, il remporte également le Challenge européen en 2007, subissant deux échecs en finale de la grande Coupe d'Europe (2013 et 2015). Pendant trois ans, sa régularité face aux perches fait de lui le meilleur réalisateur de Top 14 (2007, 2008 et 2009). À 35 ans, il décide de signer en faveur de La Rochelle en 2016, après dix saisons en Auvergne. Après une première année au poste de titulaire, il devient remplaçant de luxe lors de la seconde. Durant l'intersaison en 2018, il rejoint Bordeaux-Bègles pour une saison. Alors qu'il ne devait pas être le titulaire à l'ouverture, il joue 23 matchs, dont 20 comme titulaire. Le 10 octobre, il fêtera ses 38 ans... à La Rochelle, où il a signé cet été.

 

67e : David Melody - Basket-ball
David Melody avec la JA Vichy, le 14 février 2009. Fabien Dubessay.

Né le 4 mai 1977 à Clermont, David Melody a tout connu dans sa région natale. À 19 ans, il commence au Stade Clermontois alors que le club évolue en National 3. Après un intermède de deux ans à la JA Vichy de 1997 à 1999, il va connaît une folle ascension avec le Stade lors de son retour. De Nationale 2, il va monter en Pro B, puis en Pro A, après une saison 2003-2004 incroyable, où il est nommé MVP français de deuxième division. Cette année-là, il est sélectionné pour la première fois en équipe de France A'. À 27 ans, c'est la consécration. Lors de la saison 2006-2007, il retourne chez le rival vichyssois, qui est engagé en Pro B, et signe là-aussi une très belle saison. Vingt-neuf victoires pour cinq défaites en saison régulière. Des playoffs maîtrisés et une nouvelle montée en Pro A. En 2009, il participe pour la première fois de sa carrière au All-Star Game LNB au sein de l'équipe qui rassemble les meilleurs français de Pro A. Après quatre années fastueuses en pays bourbonnais, il part à Dijon (Pro B). À 36 ans et alors que ses plus belles années sont derrière lui, il s'offre quelques petits défis, et joue deux ans en Nationale 2 avec le Stade Clermontois, puis une année au Clermont Basket, une nouvelle fois en Nationale 2. En 2016, il arrive dans les bagages de Guillaume Vizade quand ce dernier est nommé entraîneur des U18 de la JAVCM. Au départ, il joue dans l'équipe réserve, puis monte dans l'organigramme après la nomination de Vizade à la tête de l'équipe première. Aujourd'hui, il est le directeur exécutif du club auvergnat.

 

66e : Angélique Papon-Colombet - Pétanque

Angelique Papon, le 4 juillet 2014.

La Cournonaise née le 13 février 1976, découvre la pétanque à 17 ans, en jouant avec sa mère dans un centre aéré. C'est tout de suite le coup de foudre pour la jeune fille, qui va connaître immédiatement le succès. Quatre ans après avoir découvert ce sport, elle gagne son premier titre de championne de France en 1997. S'en suivront seize autres. Huit en doublette (2000, 2001, 2002, 2006, 2007, 2008 , 2015 et 2017), quatre en triplette (2004, 2007, 2008 et 2015) et quatre en doublette mixte (2005, 2009, 2010, 2013). Sur le circuit international, Angélique Papon-Colombet n'est pas en reste. Entre 2001 et 2018, elle est championne d'Europe en équipe à six reprises. En 2000, elle remporte son seul et unique titre mondial par équipe. Au tir, elle est sacrée championne du monde en 2000, 2008 et 2009.

 

65e : André Zoete - Lutte

Faut-il parler de domination quand il s'agit d'évoquer d'Andre Zoete ? En ce qui concerne le lutteur né à Lille le 30 août 1931, il faut davantage parler d'hégémonie, tant il a régné sur la lutte libre dans les années 50 et 60. Zoete arrive à Clermont en 1961, après sa nomination en tant que conseiller technique pour la région Auvergne. Licencié à l'ASM et par la suite au Stade Clermontois, il va continuer sa razzia de médailles entamée en 1953.  De 1953 à 1969, l'homme d'un mètre 56 remporte 17 titres consécutifs de champion de France. En lutte greco-romaine, le Clermontois d'adoption est également très performant, glanant 8 titres nationaux. Malgré cette flopée de titres nationaux, il ne gagnera jamais de titre sur la scène internationale. À cette époque, les championnats d'Europe n'existaient pas. Toutefois, il trouve aux Jeux méditerranéens de Beyrouth et de Naples de belles consolations avec des médailles d'argent. Jamais de sa carrière il n'aura la joie de monter sur un podium olympique, échouant à la cinquième place à Melbourne en 1956 et au pied du podium à Tokyo, en 1964. Après sa carrière, André Zoete est nommé entraîneur de l'équipe de France qu'il conduit six fois aux championnats d'Europe et du Monde. En 1972, il devient arbitre international jusqu'en 1994. Il y a encore un an, à 87 ans, il était conseiller technique à l'Association Beaumont lutte.

10 décembre 1978. André Zoete (à gauche) alors entraîneur de l'ASM, entouré de ses lutteurs.
 

 

Le classement :

65e : André Zoete (Lutte)

66e : Angélique Papon-Colombet (Pétanque)

67e : David Melody (Basket-ball)

68e : Brock James (Rugby)

69e : Edmond Leclanché (Lutte)

70e : Anne Piquereau (Athlétisme)

71e : Antoine Cayrol (Alpinisme)

72e : Louis Rosier (Automobile)

73e : Pierre Dupasquier (Automobile)

74e : Farida El Hadrati (Boxe)

75e : Laurent François (Handisport)

76e : Stéphane Lauvergne (Basket-Ball)

77e : Alice Modolo (Apnée)

78e : Napolioni Nalaga (Rugby)

79e : Tony Marsh (Rugby)

80e : Ludovic Lemoine (Handisport)

81e : Laurence Castet-Bénézit (Canoë-Kayak)

82e : Jean-Louis Tournadre (Moto)

83e : Geoffroy Mathieu (Natation)

84e : Sébastien Foucras (Ski alpin)

85e : Gwladys Nocera (Golf)

86e : Jean Pellez (Athlétisme)

87e : Jean-Aimé Toupane (Basket-Ball)

88e : Paoline Salagnac (Basket-Ball)

89e : Adrien Morillas (moto)

90e : Marcel Duriez (athlétisme)

91e : René Soulier (athlétisme)

92e : Andrzej Szarmach (football)

93e : Thierry Coutard (football)

94e : Marie Tari (volley-ball)

95e : Jean-François Phliponeau (rugby)

96e : Thierry Bourdin (lutte)

97e : Thierry Charbonnier (moto)

98e : Eric Nicol (rugby)

99e : Charles Tassin (basket-ball)

100e : Georges Groine (sport automobile)

 

Retrouvez les sportifs classés de la 100e à la 95e place

Retrouvez les sportifs classés de la 94e à la 89e place

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