Actualité sportive en auvergne



Photo © La Montagne

Top 100 : ils ont fait le sport auvergnat (76-71)

Le 4 octobre prochain, La Montagne fêtera ses 100 ans d'existence. À cette occasion, notre rédaction a établi un classement des 100 personnalités qui ont fait l'histoire du sport en Auvergne de 1919 à nos jours. Aujourd'hui, place aux personnalités classées de la 76e à la 71e place.

Découvrez comment nous avons effectué ce classement en cliquant ICI

 

76e : Stéphane Lauvergne - Basket-ball

Stéphane Lauvergne le 23 septembre 2000.

Dans la famille Lauvergne, je demande le père, Stéphane. Né à Clermont-Ferrand le 23 janvier 1968, l'ailier signe son premier contrat professionnel avec le Stade Clermontois en 1985. Il n'y reste qu'une seule année. Mais elle marque le début d'une carrière professionnelle de quinze ans, qui se termine en 2000 à l'Asvel. Entre-temps, il est sélectionné à 21 reprises en Équipe de France, entre 1989 et 1995. Agé seulement de 32 ans et alors qu'il vient de disputer la finale du championnat de France de Pro A avec l'Asvel, Stéphane Lauvergne décide de mettre un terme à sa carrière professionnelle (en 2000). Il retrouve alors son premier amour, le Stade Clermontois, en NM2. Par la suite, il devient coach de Lezoux et de Cournon.

 

75e : Laurent François - Handisport

Laurent François, le 17 novembre 2010. Photo Thierry Lindauer.

Laurent François est né le 6 mai 1968 à Clermont. Spéciaiste du sabre, cet athlète handisport s'est forgé, au cours de sa carrière, un palmarès incroyable en escrime. Tout commence en 2005, à Madrid. Il repart des championnats d'Europe avec une médaille de bronze en fleuret, et une seconde, en argent, avec l'équipe de France de sabre. Toujours avec la France, il décroche le titre au sabre, deux ans plus tard à Varsovie. Alors qu'il commence à se constituer un joli palmarès, les plus belles lignes de celui-ci s'écrivent un an plus tard. À Pékin, en 2008, il devient champion paralympique au sabre. Et bien que sa compétition soit déjà réussie, il arrive à se hisser en finale du fleuret, mais n'arrivera à faire le doublé. Qu'importe, l'Auvergnat est déjà tout en haut. Malgré le succès, il ne s'arrête pas là. En 2010, sont organisés à Paris les championnats du monde. Bis repetita. Laurent François brille une nouvelle fois et empile les récompenses. Quatre au total : deux en or au sabre en individuel et par équipes, et deux en bronze dans les deux disciplines du fleuret. L'année suivante est la dernière au haut niveau pour l'escrimeur. Il participe aux championnats d'Europe en Angleterre et enchaîne avec les championnats du monde en Angleterre et remporte cinq nouvelles médailles.

 

74e : Farida El Hadrati - Boxe

Farida El Hadrati contre Ana Laura Esteche.

Née à Saint-Flour en 1981, Farida El Hadrati débute la boxe par la savate, dans sa ville natale. Et tout va plutôt très vite pour la jeune Cantalienne. Elle décroche son premier titre aux championnats de France Espoir en 2003. Deux ans plus tard, licenciée au club de boxe française du stade Philippe-Marcombes, elle devient championne de France Elite et glane un titre mondial. C'est sur ce dernier sacre qu'elle décide de changer d'air, et de passer à la boxe anglaise. Avec des résultats immédiats, devenant championne de France amateur en 2006 et championne d'Europe amateur en 2009. La suite ? Farida El Hadrati la consacre à sa vie de famille : elle devient mère de deux enfants. Après ses grossesses, elle reprend le noble art et passe professionnelle. Là encore avec succès. En 2014, elle devient championne de France et d'Europe. Un an plus tard, elle conserve son titre européen. Le 1er avril 2016 aurait dû être le plus beau jour de sa carrière professionnelle. L'apogée. Face à Ana Laura Esteche, Farida El Hadrati a l'occasion de remporter le titre mondial WBA. Dans un Zénith de Cournon chauffé à blanc, l'Argentine conserve son titre à la faveur d'un match nul. Un résultat vécu comme une injustice parmi les spectateurs présents.

 

73e : Pierre Dupasquier - Automobile

Pierre Dupasquier, en 2005.

Appelez-le « Monsieur 100.000 bornes ». Messin d'origine, Pierre Dupasquier est né en 1937. Vingt-cinq ans plus tard, jeune ingénieur, il débarque à Michelin, sur le site de Cataroux. Rapidement, sa passion pour la compétition l'amène à convaincre le groupe d'intégrer le paddock. Naturellement par le rallye, discipline la plus populaire où l'aile sportive de Renault, menait alors grand train. Et les nouveaux associés décrochent d'entrée le titre mondial. Au cours de sa carrière, l'ancien patron du service compétition de Michelin, retraité depuis 2005, comptabilise 1.300 victoires, couvrant 180 titres de champion du monde. Le groupe Michelin a connu ses plus grands succès sur les Grands Prix motos, avec 535 succès et le superbike, où la firme a été victorieuse à 233 reprises. Le rallye n'est pas en reste avec 174 victoires, devant la Coupe du monde tout-terrain (119) et enfin, la Formule 1, avec 92 succès. Pour sa carrière incroyable, Pierre Dupasquier est nommé chevalier dans l'ordre de la Légion d'honneur, au titre du ministère de la Jeunesse et des Sports en 2006. En décembre 2013, il est devenu président par intérim du club de Hockey des Sangliers Arvernes, avant de passer la main à Thierry Grossetête.

 

72e : Louis Rosier - Automobile

Louis Rosier le 18 février 1953.

Très jeune, Louis Rosier s'intéresse aux sports mécaniques. Ce natif de Chapdes-Beaufort (Puy-de-Dôme) - en 1905 - remporte plusieurs courses de côtes.
En 1938, il participe au XIIe Critérium international Paris-Nice, au rallye du Soleil et aux 24 Heures du Mans, sur Talbot. Mais il est contraint d'abandonner. Arrive la Seconde Guerre mondiale et Louis Rosier entre dans la Résistance. Le conflit terminé, il se remet immédiatement derrière un volant en 1946, à l'occasion du Grand Prix du Forez, sur une Talbot T26. Cette même année, il remporte la course de côte de Bellevue et récidive en 1947. En 1950 et 1951, à bord d'une Talbot 26, il gagne le Grand Prix des Pays-Bas. Mais sa plus belle course, Louis Rosier va la courir en 1950. Il a alors 45 ans. Lors des 24 Heures du Mans, il va laisser le volant à son fils, Jean-Louis, pendant deux tours. Au total, il roule 23 h 10'00". Un exploit qui lui permet de remporter l'épreuve mythique. 
Tout au long de sa vie, le Puydomois connaîtra ses plus belles émotions derrière un volant. Hélas, c'est également derrière un volant qu'il perdra la vie. Sur la piste mouillée de l'autodrome de Montlhéry, il part en tonneau durant les Coupes du salon et perd la vie, à seulement 51 ans.

 

71e : Antoine Cayrol Alpinisme

 

« Un Cantalien sur le toit du monde », titrait La Montagne le 29 octobre 1993. Quelques jours plus tôt, le 6 octobre, Antoine Cayrol a vaincu l'Everest en compagnie de deux sherpas et de deux guides de haute montagne. Agé de 52 ans, le Cantalien a été membre du groupe militaire de haute montagne basé à Chamonix. Après son ascension de l'Everest, l'alpiniste origine de Vic-sur-Cère se lance dans plusieurs expéditions polaires. En 1999, il devient l'un des trois seuls Français - et l'un des rares au niveau planétaire - à réaliser la boucle des Trois pôles (Everest donc, pôle Nord et pôle Sud) en autonomie complète. En 2005, alors qu'il n'est pas encore âgé de 40 ans, il effectue l'ascension du Mont-Blanc pour la centième fois. Dans toute sa vie, que ce soit en tant que guide de haute montagne ou comme passionné d'alpinisme, Antoine Cayrol a eu l'occasion de grimper sur tous les continents du monde, partant à l'assaut de plus d'une dizaine de sommets de plus de 5.000 m d'altitude. Aujourd'hui, la cinquantaine passée, l'Auvergnat n'en a pas terminé avec l'aventure. En août 2018, il a pris la mer, à bord de l’Atka, avec au programme le passage du Nord-Ouest, en Arctique. Deux mois et demi de voyage entre le Groënland et l’Alaska, par le nord du Canada, au cœur des glaces.

 

 

Le classement :

71e : Antoine Cayrol (Alpinisme)

72e : Louis Rosier (Automobile)

73e : Pierre Dupasquier (Automobile)

74e : Farida El Hadrati (Boxe)

75e : Laurent François (Handisport)

76e : Stéphane Lauvergne (Basket-Ball)

77e : Alice Modolo (Apnée)

78e : Napolioni Nalaga (Rugby)

79e : Tony Marsh (Rugby)

80e : Ludovic Lemoine (Handisport)

81e : Laurence Castet-Bénézit (Canoë-Kayak)

82e : Jean-Louis Tournadre (Moto)

83e : Geoffroy Mathieu (Natation)

84e : Sébastien Foucras (Ski alpin)

85e : Gwladys Nocera (Golf)

86e : Jean Pellez (Athlétisme)

87e : Jean-Aimé Toupane (Basket-Ball)

88e : Paoline Salagnac (Basket-Ball)

89e : Adrien Morillas (moto)

90e : Marcel Duriez (athlétisme)

91e : René Soulier (athlétisme)

92e : Andrzej Szarmach (football)

93e : Thierry Coutard (football)

94e : Marie Tari (volley-ball)

95e : Jean-François Phliponeau (rugby)

96e : Thierry Bourdin (lutte)

97e : Thierry Charbonnier (moto)

98e : Eric Nicol (rugby)

99e : Charles Tassin (basket-ball)

100e : Georges Groine (sport automobile)

 

Retrouvez les sportifs classés de la 100e à la 95e place

Retrouvez les sportifs classés de la 94e à la 89e place

Retrouvez les sportifs classés de la 88e à la 83e place

Retrouvez les sportifs classés de la 82e à la 77e place

Commentaire