Actualité sportive en auvergne



Photo © AFP

Tour de France : le bilan de la deuxième semaine des Auvergnats

Les coureurs auvergnats ont connu des fortunes diverses lors de cette deuxième semaine du Tour. Julian Alaphilippe s'est encore une fois montré impressionnant lors du contre-la-montre de Pau et dans les pentes du Tourmalet. En revanche, les Pyrénées n'ont pas souri à Romain Bardet. Victime d'une énorme défaillance samedi, le Brivadois a fait une croix définitive sur le général.

Julian Alaphilippe (1er en 61 h 00' 22'') :

Cette deuxième semaine du Tour avait des airs de semaine test pour Julian Alaphilippe. Le coureur de la Deceuninck – Quick-Step, grand animateur de la première partie du Tour de France, serait-il toujours en Jaune à l’entame de la dernière semaine de course ? La réponse est oui.

Ni le contre-la-montre individuel de Pau, ni l’arrivée de la haute-montagne avec les étapes pyrénéennes n’ont réussi à faire plier le Montluçonnais. Alors bien sûr l’Auvergnat a affiché ses premières limites, ce dimanche, sur les pentes de Foix-Prat d’Albis (1re catégorie), en lâchant 27 secondes sur le vainqueur sortant, son dauphin Geraint Thomas. Mais à l’arrivée, ‘’Alafpolak’’ boucle cette deuxième semaine de course avec une avance plus importante qu'avant l'arrivée dans les Pyrénées.

Il faut dire que les superlatifs vont commencer à manquer pour décrire la performance de l’Auvergnat. Déjà épatant lors des neuf premiers jours de course, ‘’Loulou’’ a remis le couvert cette semaine. À commencer par le contre-la-montre de Pau. Impressionnant tout au long des 27 kilomètres du chrono, Julian Alaphilippe est allé chercher une deuxième victoire d’étape sur ce Tour 2019, tout en augmentant au passage son avance au général : quatorze secondes de gagnées sur Thomas, 45 sur Kruijswijk…

Et le numéro un mondial ne s'est pas arrêté là. Le lendemain, lors de l’étape arrivant au sommet du Tourmalet, il en a remis une couche. Au contact des meilleurs dans l’ascension finale, il a réussi à décrocher une partie des favoris dans les derniers hectomètres (dont Geraint Thomas) pour aller décrocher une belle deuxième place derrière Thibaut Pinot et s'offrir un matelas un peu plus important encore au général.

Ce mardi, il s’élancera pour la 12e fois sur ce Tour 2019 avec la tunique de leader sur les épaules. Un Maillot jaune que le Montluçonnais est assuré de porter au moins jusqu’à jeudi, pour le premier des trois rendez-vous alpestres. Tout va se jouer lors de ces trois étapes de montagne, avec deux arrivées à plus de 2.000 mètres. Julian Alaphilippe, qui compte 1’35’’ d’avance sur Geraint Thomas, aura-t-il les jambes pour négocier au mieux cet enchaînement ? C'est la question que tout le monde se pose.

 

Romain Bardet (19e à 20’19’’) :

Mardi matin, lors de la première journée de repos, Romain Bardet pointait à la 15e place du classement général à 3’20’’ de Julian Alaphilippe. Pas fameux. Ce lundi, lors du deuxième et dernier jour de repos de ce Tour, il a reculé de quatre rangs pour figurer au 19e rang… à 27’12’’ du Montluçonnais ! Un véritable échec. Car, Romain Bardet était venu avec d’autres ambitions : celles de jouer la gagne sur un parcours que bon nombre d'observateurs disaient taillé à sa mesure. Et pourtant…

Déjà inquiétant lors de la première semaine, notamment en haut de la Planche des Belles Filles, le Brivadois n’a pas retrouvé son véritable niveau depuis. Bien au contraire. En dedans lors du contre-la-montre de Pau qui l’a vu changer de monture en cours de route et concédé plus de deux minutes sur la concurrence, il n’était pas au bout de sa peine. Non, celle-ci a trouvé son apogée dès le lendemain, lors de la 14e étape entre Tarbes et le Tourmalet. Romain Bardet a alors connu une défaillance comme il n’en a jamais connue sur le Tour. Avec plus de 20 minutes de débours sur les premiers au sommet du Tourmalet, le moral de l'Auvergnat était forcément touché. Car, le coureur de la formation AG2R - La Mondiale est plus habitué à performer qu’à décevoir sur la Grande Boucle. C’est en ce sens qu’il est passé à l’attaque ce dimanche, lors de la deuxième étape pyrénéenne. Encore un peu juste pour disputer la victoire à Simon Yates, il s’est d’abord prouvé que ses jambes ne l’avaient pas tout à fait abandonné. N’étant plus une menace pour le général, il pourrait avoir de jolies cartes à jouer pour une victoire d’étape dans les Alpes et ainsi sauver son Tour de France.

 

 

Florian Vachon (129e à 2 h 33’ 05’’) :

Comme la semaine dernière le Montluçonnais a été au service de ses leaders. D’abord, entre Albi et Toulouse pour son sprinter André Greipel. Si l’Allemand était dans le bon groupe pour jouer la gagne, il n’a jamais pu se mêler à la lutte finale. Puis, il a fait ce qu’il a pu pour rester au contact de Warren Barguil lorsque la route s’est élevée dans les Pyrénées. Sans trop de réussite.

 

Vincent Balmisse et Manuel Caillaud

Commentaire