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Photo © Agence Issoire

Apprendre à se défendre du côté d'Issoire

Comment se débarrasser voire neutraliser au moins provisoirement un agresseur ? Elles sont nombreuses à être venues au stage de kali self défense chercher une technique, tout au moins trouver une réponse.

« Encore dernièrement, une commerçante m'a interpellée : "je fais quoi si je suis agressée dans mon magasin ?". Une autre m'a avoué s'être fait arracher son sac et être ressortie très traumatisée de l'épisode », explique Jacqueline Ochoa, présidente de l'association kali self-défense, art martial originaire des Philippines.

Constat fait, le club issoirien a communiqué autour d'un stage destiné uniquement aux féminines. Bien vu puisqu'elles étaient 31 à avoir répondu à l'invitation, dimanche matin, au dojo du Pré-Rond. Face à ce public, deux professeurs diplômés de la discipline, Christophe Pic et Michel Ochoa.

« Cela me donne de l'assurance »


La problématique est abruptement posée : être face à un agresseur qui s'en prend à vous physiquement. La réplique doit venir avec deux ou trois gestes à minima qui ouvriront une possibilité de fuite, voire une neutralisation provisoire de l'adversaire. De fait, les parades paraissent simples, expliquées par les deux mentors qui insistent sur la répétition des entraînements.

« Plus les gestes techniques sont assimilés, plus la réaction face à l'agresseur sera lucide et efficace. » On ne devient pas une James Bond girl en une séance.

Les démonstrations sont claires techniquement et bien illustrées. On regarde, on décrypte, on s'efforce de refaire à l'identique avec l'aide de quelques licenciées du club. Beaucoup d'application. Pas envie de prendre cela à la rigolade. Le « on sait jamais » est dans toutes les têtes.

Clémentine, 12 ans, est venue « alertée par une copine. Pas pour des problèmes de récré, mais pourquoi pas ! », lâche-t-elle avec humour. Sa maman, juste à côté, est elle aussi complètement débutante et se dit « très déstabilisée par le cours. Je n'ai jamais imaginé être un jour agressée. Le pire, c'est que là, d'agressée, on devient agresseur. » Idem pour une autre participante : « Ce n'est pas facile de frapper violemment quelqu'un. Pleine face surtout ! »

Brigitte, elle, a six ans de pratique et se veut pragmatique. « Dans mon travail, certaines situations peuvent être tendues. Je n'ai jamais eu à me servir de ce que j'ai appris mais cela me donne de l'assurance. »

« Plus les gestes techniques sont assimilés, plus la réaction sera lucide et efficace »


Sandrine n'est pas non plus une novice. Elle pratique pour calmer son tempérament explosif. « C'est excellent aussi pour la motricité générale, les déplacements sur le sol. Perso, je n'ai jamais songé être victime d'une agression. »

En revanche, la jeune maman qu'elle est devenue entend bien mettre plus tard sa petite Malya sur un tatami. « J'ai beaucoup plus d'appréhension pour elle. »

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