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Photo © Renaud Baldassin

Le cavalier seul de Geoffrey Schatz au Mont-Dore

Geoffrey Schatzapresque trop facilement remporté, dimanche, la 59e édition de la course de côte du Mont-Dore - Chambon-sur-Lac réduite à deux montées chronométrées en raison d’une visibilité réduite par un épais brouillard.

Quand le Schatz n’est pas là, les souris dansent. Mais quand il vient, c’est lui qui mène le bal. Il y avait en effet Geoffrey Schatz et les autres, dimanche, lors de la 59e édition de la course de côte du Mont- Dore­ - Chambon-sur-­Lac. La dixième manche du championnat de France de montagne s’est résumée à un cavalier seul du Bourguignon sur sa Norma M20 FC. Lui devant, loin devant. Et tous les autres derrière.

Si la troisième montée chronométrée a été annulée en raison d’un épais brouillard réduisant trop nettement la visibilité lors de la dernière partie de la montée, Geoffrey Schatz avait déjà mis tout le monde au pas sur les deux premières manches. À commencer par son dauphin, Damien Chamberod (Norma M20 FC), relégué à près de 8 secondes lors de la première séance, 2’32’’496 contre 2’40’’134. Un gouffre.

De bons réglages

Leader incontesté du championnat de France de montagne à trois étapes du baisser de drapeau, Schatz ne s’est pourtant pas économisé sur la montée auvergnate. Après avoir marqué son territoire sur les 5.075 m menant des Moneaux au col de la Croix Saint-­Robert en fin de matinée, il a été l’un des très rares pilotes à signer un meilleur chrono durant l’après­-midi. Un temps de 2’27’’615 qui claque et relègue, sur cette seule montée, son dauphin à plus de 19 secondes, Chamberod devant se contenter de 2’46’’931. « Au final, les voitures ouvertes ont bénéficié de conditions homogènes, reconnaît-­il. Il a quand même fallu s’adapter. On a essayé des réglages et travaillé sur le comportement de la voiture. Cela a bien fonctionné et c’était une très bonne journée. On s’est posé la question du choix des pneus pour la seconde manche, car tout était quasiment sec, mais il fait tellement froid au sommet que la piste reste grasse. En termes de performances pures, cela aurait été sensiblement pareil. »

En effet, Geoffrey Schatz a joué la sécurité en gardant ses pneus pluie sur l’ensemble de la journée. Et il a augmenté le rythme malgré une visibilité de plus en plus réduite sur le haut du parcours. De quoi se rapprocher davantage d’un premier titre de champion de France qui lui tend encore un peu plus les bras en raison de l’absence de Cyril Frantz, ce week­end, sur l’épreuve proposée par Sancy Côte Organisation et l’ASA Mont­Dore. « La prochaine manche se déroule dans quinze jours à Chamrousse, précise­-t­-il. Si on signe un bon résultat, l’affaire devrait être pliée. » Elle l’est déjà un peu beaucoup…

 

Jean-François Nunez

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