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Photo © Agence Thiers

Le Savate Club Thiernois en toute décontraction

Parmi la centaine de structures attendues pour le forum des associations, samedi, figure le Savate Club Thiernois. Un club discret mais efficace.

Discrètement, le Savate Club Thiernois vient d'atteindre le quart de siècle d'existence. Pascale Boex, coach et figure emblématique de l'association, est là depuis le début. Stéphan Pinero, s'il n'a que trois ans d'ancienneté, s'est vite intégré et il est devenu président en juin dernier. Tous deux évoquent la reprise.

Comment se présente cette rentré ? 

Pascale Boex. « Nous reprendrons les entraînements le 13 septembre mais le premier rendez-vous est prévu dès samedi, au forum des associations. Nous ferons deux démonstrations à 14 h 45 et à 16 heures et peut-être des initiations en extérieur, si le temps le permet. »

Si vous deviez nous donner envie de tester la savate…

Stéphan Pinero. « Je peux en parler, j'ai attaqué cette discipline sur le tard. J'ai trouvé un sport vraiment complet, qui est très cardio et qui fait aussi travailler l'équilibre, la perception dans l'espace. Ça aide également à gérer son agressivité, sa trouille. Et il faut le souligner : tout le monde ne vient pas pour cogner. C'est l'intérêt de la savate. On propose un mode associatif où la puissance est interdite. On peut faire un entraînement sans se faire casser la figure (rires). »

Pascale Boex. « C'est pour cela que nous allons proposer une nouveauté pour cette rentrée : du cardio-boxing. Il s'agira d'un entraînement moins axé sur l'opposition et plus sur le fitness. Cela devrait correspondre à l'attente de certains de nos licenciés, qui viennent plutôt pour l'exercice. »

Comment définiriez-vous le club ? 

Stéphan Pinero. « C'est un club convivial, qui devient très vite un club de copains. C'est pour cela que j'ai voulu m'impliquer en postulant à la présidence. Quand on voit l'énergie que certaines personnes donnent pour ce club (il regarde Pascale), cela mérite un coup de pouce. »

Pascale Boex. « C'est aussi un club où les gens sont très respectueux, les enfants comme les adultes. On retrouve dans le fond les valeurs des arts martiaux, avec l'exotisme en moins. C'est plus bon enfant, on ne se prend pas au sérieux. C'est sans doute le côté occidental de la boxe française. »

Une nouveauté pour la rentrée : le cardio-boxing

La savate est peu médiatisée. Le regrettez-vous ? 

Pascale Boex. « Il n'y a pas de professionnels dans notre sport, donc pas d'argent, donc moins de médiatisation. Mais on en voit un peu sur des chaînes spécialisées du câble… Cela pourrait changer si Paris obtient l'organisation des Jeux Olympiques en 2024. La savate y serait présentée officiellement. Ça avait été le cas il y a quelques années avec le taekwondo qui, depuis, est devenu un sport olympique. Il y a un peu d'espoir que l'on parle plus de notre sport. Mais, personnellement, ça ne me gêne pas trop. Au club de Thiers, on ne fait pas la course aux licenciés, même si on est ravi d'en avoir 111. »

Justement, le nombre de licenciés est-il en augmentation ? 

Pascale Boex. « Oui, depuis que l'on dispose d'une salle dans la Maison des sports, on est passé de 70 à 90 puis de 90 à 110. On a de la chance d'avoir cette salle même si elle est un peu petite. Pour bien travailler, l'idéal c'est d'être 16 au maximum… Le mardi, nous sommes plus de 50 ! On doit diviser le groupe en deux. Mais j'ai connu des conditions bien plus difficiles. Avant, on était baladé de salle en salle. On a pratiqué la savate dans l'école Emile-Zola, dans la cantine de la Vidalie, au Pontel, à la Maison des associations, dans la salle de gym de la Maison des sports… Ça a été fun ! »

Stéphan Pinero. « Nous avons beaucoup de jeunes dans le club, avec une majorité d'adolescents et une bonne trentaine d'enfants de 6 à 10 ans. Et il y a une tradition féminine. Elles représentent encore un tiers des effectifs. »

Le club propose une pratique loisirs mais aussi un accès à la compétition… 


Pascale Boex. « Oui, pour moi c'est un principe. Je ne me sentirais pas bien sans compétition. Avec le loisir, cela contribue à l'équilibre du club. Mais attention, les compétiteurs ne se prennent pas la tête, ils s'entraînent avec tout le monde. On a deux types de compétitions : le niveau régional et les championnats nationaux. Avec des résultats très satisfaisants ! Le premier titre de champion de France a été acquis en 1996. Certains ont ouvert la voie mais ça continue. Tristan Fervel a été champion de France minime en 2016, en moins de 60 kg. Guillem Coste, lui, a atteint pour la deuxième année consécutive les demi-finales du championnat de France espoirs en combat, moins de 60 kg. Ce type de résultat crée une émulation au sein du club. Les petits vont prendre modèle sur eux. Ça démystifie le titre, ça montre que c'est possible, même pour un petit club comme le nôtre. »

Le 3 septembre

Forum des associations, samedi, de 14 heures à 18 heures, à la Maison des sports.

Le 17 juin

Stage de boxe de rue, animé par Robert Paturel, champion de boxe française, ancien du RAID.

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