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Photo © Sylvain Néron

Étoiles du Sport à Vichy : Renaud Lavillenie s'est livré au jeu des confessions

À l'occasion du lancement de l'édition 2019 des Etoiles du Sport à Vichy (Allier), Renaud Lavillenie est venu échanger avec une quarantaine de jeunes champions venus de toute la France, ce lundi midi. Le champion olympique et recordman mondial de saut à la perche a notamment livré quelques secrets de sa réussite et de son parcours. Morceaux choisis.  

Sa vocation

« Je me suis mis au saut à la perche car mon père pratiquait lui-même cette discipline. J'ai essayé quand j'etais petit, et j'ai adoré. J'en fais depuis l'âge de sept ans. J'adore les sensations que procure cette discipline, j'aime sa part de dangerosité, et le fait que tout dépende de soi et du bout de fibre qu'on a dans les mains quand on s'élance ». 

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Sa longévité 

« Avoir une carrière qui dure depuis dix ans, ce n'est pas rien. Il ne faut jamais rien laisser au hasard. A une époque je pouvais parfois faire plus de 100 sauts sur une seule séance d'entraînement. Mais j'ai toujours été guidé par le goût de la compétition. Je préfère faire 10 compétitions que 20 entraînements ». 


Son credo

« L'important quand on pratique un sport est de se faire plaisir, c'est de faire ce que l'on aime. Et le faire à fond, pour ne pas avoir de regrets, ne pas se dire un jour que l'on a pu passer à côté de quelque chose. Il faut avoir confiance en soi ».    

« Le jour de mon record du monde, j'étais comme en état de grâce. Je souhaite à tous les sportifs de connaître ça ».

 

Renaud Lavillenie

Son titre de champion olympique (à Londres en 2012) 

« Ce jour-là, je partais en favori, mais de la concurrence en face. J'ai sorti le saut qu'il fallait, en allant le chercher au plus profond de moi-même. J'avais la pression, mais je m'en suis servi pour me sublimer ». 

 

Son record du monde (6,16m en salle, en Ukraine en 2014)

« J'étais préparé ce jour-là pour faire ce qu'il fallait. J'avais l'intuition que ça allait le faire, tous les entraînements précédents j'améliorais à chaque fois mes marques. Il y a des jours comme ça où on se sent en état de grâce, et je souhaite à tous les sportifs de connaître ça ».

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Son avenir

« Je n'ai jamais pensé au fait de pouvoir arrêter, d'abord car ce sport est ma passion. Et je suis convaincu que j'ai encore de la marge, que je peux toujours faire mieux. J'envisage d'aller jusqu'en 2024. Et il me manque aussi une médaille d'or aux championnats du monde (rires) ». 

 

Pierre Geraudie 

 

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