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Photo © Cléo Chabrou

Lorcy : « Ali, lui, n'a jamais baissé son froc »

Parrain du « C-Fight 6 », Julien Lorcy, ancien champion du monde de boxe anglaise WBA (World boxing association) était, ce week-end, à Cusset. Confessions.

Serrer la main de Julien Lorcy, c'est pour ainsi dire la mettre dans un étau. Cette poigne de fer glissée dans des gants de boxe a fait des ravages. Avec entre autres, deux titres de champion du monde WBA, en 1999 contre Mendy et, deux ans plus tard, face à Hatakeyama. Ce dernier combat s'était déroulé, au Japon, devant 22.000 spectateurs et 36 millions d'amateurs de boxe anglaise derrière le petit écran.

Ces faits d'armes sur le toit mondial ont fait de Julien Lorcy un boxeur reconnu, apprécié, inoubliable par des combats allant au-delà des mots, des superlatifs. Sur ses 56 victoires, 40 ont été remportés par KO. Ce qui classe la force de frappe de ce champion.

Parrain du « C-Fight 6 » cussétois, Julien Lorcy avait, depuis vendredi soir, une cohorte de supporters à ses basques. « Lorcy, Julien Lorcy, c'est moi. Ali Kanfouah, c'est un ami de longue date. Je ne pouvais pas refuser l'invitation à son gala », martèle-t-il.

Entre quelques selfies, il rajoute : « Si j'ai des souvenirs de mes titres mondiaux ? Je ne me penche pas sur le passé. Seul l'avenir m'intéresse. Faut passer à autre chose. ». Et vlan !

Au cœur énorme entre 4 cordes, il l'est aussi dans la vie. « J'habite à Abidjan où je m'occupe de monter des Sports-Etudes. Je travaille avec le Gabon, le Mali, la Côte d'Ivoire… Penser aux jeunes est une priorité. D'ailleurs, je vais remonter sur un ring pour montrer aux nouvelles générations ce qu'est un boxeur. Belgique, Israël et Paris, c'est là où je me produirai. Ne vous en faites pas pour moi. J'ai l'impression d'avoir 20 ans (il vient de souffler ses 43 bougies). » Les prochaines sorties pugilistiques de ce consultant sur trois chaînes cryptées sont destinées à promouvoir sa discipline.

« On ne fait rien pour être médiatisé »

« On ne fait rien pour être médiatisé. Quand on te parle de Candeloro, tu sais que c'est du patinage artistique. Le foot, ils ont tout compris. Les mecs parlent cinq langues et sortent avec des mannequins. C'est de la communication. Nous, on ne fait rien. Le rugby, en 1990, on en parlait peu. T'as vu maintenant, si tu ne regardes pas les matches, t'es un beauf. »

Pour tenter de redonner un second souffle à la culture de la boxe, Julien Lorcy et ses camarades de ring travaillent sur une idée : « Elle est de réunir tous les champions du monde français. Que l'on travaille la communication. Expliquer comment c'était avant, pendant et l'après de la boxe. On n'a plus des mecs comme Mohamed Ali. Une légende. Lui n'a jamais baissé son froc. Il a été au bout de ses convictions. On a besoin de gens comme lui. »

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